Edito

Discuter avec les jeunes pour éviter les drames

J.B. / 2 janvier 2018

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La fête a été endeuillée dimanche soir au Port. Un jeune est décédé, victime d’un accident de la circulation. Le drame s’est produit sur l’avenue de la Commune de Paris. Il plonge une famille dans la douleur et nous ne pouvons qu’être solidaire de l’épreuve infligée aux proches de la victime. D’autres jeunes ont également été blessés. C’était à l’occasion de ce que les autorités nomment un « rodéo sauvage ». Ces manifestations organisées par les jeunes ont marqué l’actualité de la fin de l’année dernière. Au Port, l’attitude de la Mairie a été fluctuante face à cette situation.

Tout d’abord, le maire a utilisé la répression. Il avait publié un arrêté interdisant la circulation un dimanche sur l’avenue de la Commune de Paris. Un important déploiement de policiers a été utilisé pour faire respecter l’arrêté. Ce fut à l’origine d’affrontements entre policiers et jeunes, ponctués par des destructions de biens. Le maire a alors décidé de discuter avec les jeunes. La Mairie a donc participé à l’organisation d’un « rodéo sauvage » sur le front de mer du Port. Ce fut l’occasion pour le maire de se faire photographier en compagnie de jeunes.

Le passage à la nouvelle année est bien connu en tant que moment festif. Cela concerne aussi les jeunes. Aussi n’est-il pas étonnant qu’ils aient organisé une manifestation dans la rue de l’avenue de la Commune de Paris. C’est là que le drame s’est produit.

En cherchant à accompagner le mouvement, la municipalité imposait le port du casque. C’est justement l’absence de cet équipement de sécurité qui a aggravé les conséquences de l’accident. En effet, la soirée n’était pas encadrée par les autorités officielles. La Mairie n’a pas su anticiper le déroulement des festivités du Nouvel An organisées par les jeunes. Les conséquences sont dramatiques avec un mort et plusieurs blessés. Ceci rappelle que plus que jamais, il est essentiel de nouer le dialogue avec les jeunes.

J.B.



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  • Casque obligatoire pour les cyclistes de moins de 12 ans. Depuis le 22 mars 2017, le jeune cycliste a l’obligation de porter un casque sous peine d’amende de 135 euros...payée bien sur par les parents. Cette mesure vise surtout à éviter toute aggravation de blessure en cas de chute, notamment les traumatismes crâniens. Ces chocs provoquent une perte de connaissance voire un coma avec des séquelles plus ou moins graves selon la durée. Donc le port d’un casque doit faire partie de l’éducation du jeune dès ses premiers déplacements sur un deux roues. La responsabilité des parents ne peut être écartée. Mais si le parent lui même donne le mauvais exemple...combien d’adultes se disant responsables, circulaient sans casque lors de ce réveillon. Après y di la tête marmaille lé dur ; y ékoute pas. Il est vrai que nous avons une jeunesse rebelle au Port, mais la rébellion n’empêchent pas sa protection et celle de son passager. La tête lé moin dur kan y bat dann trottoir. Alors jeunes camarades, arrête ek sa. Lé vrai un homme la tombé y faut levé...mais y faut nou gagne leve a lu si son tête lé pas défoncé. Je suis un vieux motard et mon casque c’est mon assurance pour la vie. Mes condoléances pour la famille du motard décédé.

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