Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
15 novembre 2005

Ce lundi, le maire UMP de Draveil, dans la banlieue parisienne, a décidé de suspendre les aides municipales aux familles dont un des membres est condamné pour avoir participé aux violences urbaines.
Cette sanction vise des prestations versées par le CCAS (Centre communal d’action sociale) : « l’aide alimentaire, le complément EDF, l’aide au secours d’urgence (un ou deux loyers), aide à la cantine, aide aux vacances pour les enfants, aide au financement de médicaments, l’eau, l’énergie, le téléphone, » précise un communiqué du maire. C’est donc une punition collective. D’ailleurs, le maire affirme avoir « identifié des auteurs de violences comme étant des habitués des services sociaux ». Selon lui, cette décision vise à responsabiliser les familles.
Plus de deux semaines après le début des émeutes en région parisienne, chaque jour révèle un nouveau quartier frappé par un chômage massif. Ce phénomène est un détonateur. D’ailleurs de nombreux jeunes mettent en avant le droit au travail dans leurs revendications. On imagine la situation de détresse et de précarité dans laquelle se trouvent les familles qui poussent la porte du CCAS pour solliciter une aide d’urgence.
Mais maintenant, une condamnation prononcée par la justice suffit pour exclure des aides du CCAS ceux qui sont obligés de solliciter la commune pour survivre. C’est une peine qui s’ajoute à la décision de justice. Cette double sanction concerne tous les membres de la famille, et elle vise les plus pauvres.
Manuel Marchal
Nos peines
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