Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
14 octobre 2004

En 1973, on parlait de “choc pétrolier”. Cela faisait belle lurette que l’or noir constituait le socle du développement industriel. Il y a quelques années, on n’osait imaginer le baril à 40 dollars.
Puis, on a parlé de la “barre symbolique” des 50 dollars. Pour une poignée de dollars de plus, ce sont les agriculteurs qui sont touchés, les pêcheurs qui craignent d’être coulés, les transporteurs qui ne savent plus à quel saint se vouer...
C’est aussi le budget de la France qui risque d’être bancal, car construit sur l’hypothèse d’un baril de pétrole à... 36,5 dollars alors qu’il se vend à 51 ou 52 dollars !
À ce coût économique s’ajoute le coût environnemental...
Après le premier choc pétrolier, un slogan avait fait fureur en France : "On n’a pas de pétrole, mais on a des idées". Selon les spécialistes, les réserves pourraient être épuisées d’ici un siècle pour les plus optimistes, un demi-siècle pour les plus pessimistes. Dans le journal de France 2, un de ces spécialistes estimait que l’on pourrait connaître la fin des derniers gisements en 2040, avec une situation critique dès 2015.
Quelles que soient les hypothèses, il n’est pas nécessaire d’attendre pour commencer à avoir des idées. Jusqu’à présent, le développement industriel s’appuyait sur le postulat d’une énergie abondante et économiquement bon marché.
Or, les réserves vont en s’amenuisant et les prix ne peuvent que flamber. Il est donc urgent d’avoir des idées pendant qu’il reste encore du pétrole !
S. D.
Nos peines
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