Face à l’impasse, l’urgence d’une Conférence territoriale élargie pour construire l’avenir de La Réunion
5 août, parPlus de demandeurs d’emploi que de salariés du privé et impact des guerres
15 janvier 2014

Il y a 4 ans, Haïti a connu une des plus grandes catastrophes de l’histoire. Plus de 200.000 personnes ont disparu à la suite d’un tremblement de terre. En un instant, un Etat avait perdu ses archives, et le siège du pouvoir s’était écroulé. Il a fallu tout reconstruire. 4 ans après, de nombreux sinistrés continuent de vivre sous une tente, dans un camp de réfugiés. D’autres sont obligés de dormir dans la rue. Le défi reste immense. La reconstruction donne des raisons d’espérer.
A 50 kilomètres de la capitale Port au Prince, un centre hospitalier universitaire est sorti de terre à Mirebalais. Sa particularité, ce sont les 1800 panneaux photovoltaïques qui assurent la production de l’électricité dont il a besoin. Il existe à La Réunion plusieurs hôpitaux. Toutes les personnes qui ont fréquenté ses services savent qu’ils sont dotés de nombreux appareils fonctionnant à l’électricité. C’est pourquoi tous les hôpitaux de La Réunion sont équipés de groupes électrogènes, pour assurer la continuité des soins même si le réseau électrique est coupé comme souvent pendant les cyclones.
A Haïti, qu’il y ait ou pas un cyclone comme Bejisa ou plus grave, cela ne changera rien car l’hôpital de Mirebalais est autonome sur le plan énergétique. Son fonctionnement ne dépend donc pas du rétablissement d’une ligne électrique abîmée. Pas besoin non plus d’un groupe électrogène qui rejette du gaz carbonique dans l’atmosphère.
Il est donc intéressant d’étudier de près comment les Haïtiens arrivent à faire marcher un hôpital avec le soleil. Car nos deux pays ont plusieurs points communs : ils sont sur la trajectoire des cyclones, et ils ont abondamment ensoleillés.
Haïti est un pays économiquement très pauvres. Mais ils montrent au monde que sur un secteur décisif, celui des énergies renouvelables, ils sont en avance. La Réunion aussi était en avance, mais aujourd’hui ce sont les Haïtiens qui montrent la voie à suivre, tout simplement parce qu’ils tiennent compte de la réalité de leur environnement.
J.B.
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