Edito

Embouteillages à cause de la route du littoral basculée : la responsabilité de Gilbert Annette

J.B. / 7 mars 2018

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Témoignages d’hier a abordé les conséquences du passage à plus de 300 kilomètres du cyclone Dumazile sur le réseau routier. Les perturbations sont si considérables que l’on ne peut qu’être soulagé que le centre du cyclone soit passé aussi loin de notre île. Si la liaison entre le Nord et l’Ouest est rétablie, elle sera encore fortement perturbée pendant plusieurs jours. Les dizaines de milliers de Réunionnais qui empruntent cet axe pour se rendre à Saint-Denis et en revenir sont donc condamnés à perdre encore des heures supplémentaires dans les embouteillages. Ceci vaut également pour les transporteurs de marchandises qui doivent par conséquent diminuer leurs rotations et donc leur chiffre d’affaire.

Cette situation ne doit rien à la fatalité. Lors de la conférence d’hier à l’Université, Pierre Larrouturou a rappelé qu’en 2017, les vendeurs de voitures ont vendu plus de 27.000 véhicules neufs l’an dernier. Ceci engendre notamment de la pollution et contribue à la crise climatique. Mais c’est également un pas de plus vers la paralysie générale de l’île, car la superficie de notre île n’est pas extensible. C’est ce que rappelle en plus la stagnation du kilométrage des routes gérées par la Région depuis 2010. D’où la recherche de transports adaptés à notre réalité géographique. C’est ce qu’a souligné lors du débat d’hier Laurent Blériot, intervenant en Master Développement durable à l’Université, quand il a parlé des transports par câbles.

Mais ce qu’il faut surtout rappeler, c’est que les embouteillages actuels sont la conséquence de décisions politiques. En effet, jusqu’en 2010, les Réunionnais pouvaient espérer bénéficier au plus tard en 2017 de deux infrastructures pour aller de Saint-Denis à La Possession : une nouvelle route du littoral et un tram-train. Si ce programme avait été respecté, tout serait réglé. Car même en cas de problème sur la NRL, il y aurait le train, totalement sécurisé car passant en tunnel sous la montagne.

Mais en 2010, Gilbert Annette a décidé de tout faire pour que l’Alliance perde les élections régionales. Cela s’est traduit par le maintien de la liste socialiste arrivée en 3e position au premier tour, et qui comptait 17 points de retard sur celle de l’Alliance qui menait la course avec 30 % des suffrages. Ce maintien a permis l’élection de Didier Robert à la présidence de la Région. Il s’est alors empressé de supprimer les deux chantiers prévus pour les remplacer par une route en mer dont la réalisation tourne au fiasco. Tous les désagréments subis par les usagers de la route du littoral découlent de cette décision de Gilbert Annette.

J.B.