Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
30 juin 2009, par

À lire ou à entendre l’actualité réunionnaise commentée par les médias, on constate qu’à La Réunion, une partie du monde politique, médiatique et autre est un peu "paumée" après la visite du président de la République aux Antilles et à 9 jours de celle du Premier ministre dans notre île. On dirait que ces personnes éprouvent de réelles difficultés à discerner ce qui est l’essentiel aujourd’hui pour les Réunionnais. Elles perdent donc leur temps en supputations sur des questions secondaires.
Exemple : que de diversions et de fantasmes autour de la question statutaire, à propos de laquelle le chef de l’État s’est lancé dans une explication pédagogique à destination des élèves quelque peu "largués" du fond de la classe. « Au moment où nous devons ensemble résoudre de grands problèmes comme le réchauffement climatique, l’inégalité des échanges, où nous devons développer les énergies renouvelables, inventer des solutions de développement durable, nous devons tous réussir cette "décolonisation des esprits" à laquelle nous invitait déjà Césaire, il y a plus de soixante ans ! », a-t-il déclaré lors du baptême de l’aéroport de Fort-de-France.
N’est-ce pas exactement ce que nous faisons à La Réunion, où nous avons mis au point, voire commencé à réaliser les grands projets préparant l’avenir que nous voulons meilleur. Ces projets nous permettront d’aller vers l’autosuffisance tant énergétique qu’alimentaire, le droit à l’emploi, au logement et à la formation pour tous les Réunionnais, les déplacements autonomes et multimodaux, de grands services publics d’aide à la personne et pour le respect de l’environnement, une identité culturelle réunionnaise pleinement reconnue, valorisée et émancipatrice, une politique équitable des prix, des revenus, de la fiscalité et des banques, le codéveloppement régional, une gouvernance démocratique, etc.
Tous ces projets sont prêts. Il ne nous reste plus qu’à les réaliser, sauf à se comporter tel un maire du Tampon annulant soudain un projet pourtant maintes fois validé par sa commune et financé par la Région.
De tels comportements n’apportent rien aux Réunionnais. Pire : ils retardent les solutions aux problèmes quotidiens et entraînent une vertigineuse augmentation des coûts.
La question essentielle nous concernant tous et à laquelle nous ne pouvons échapper de répondre, si nous nous voulons responsables, est donc bel et bien la suivante : que faisons-nous concrètement pour qu’avancent nos projets conduisant vers le développement durable ?
Alors, tous ensemble en avant pour les projets réunionnais !
L. B.
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
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