Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
19 avril 2013, par

Nous sommes en plein débat sur l’endettement et ses conséquences pour le budget de l’État. De Fillon à Ayrault, l’austérité est la règle. Les recettes ne sont plus suffisantes alors ils font des économies sur les dépenses budgétaires, après avoir emprunté pour combler le déficit. Sur ce dernier point, les gouvernements qui se sont amusés à emprunter dans le but de relancer la croissance par la consommation ont joué avec le feu, car les recettes n’ont pas augmenté contrairement à la dette qui, elle, s’est accumulée. Le gouvernement s’apprête, une nouvelle fois, à ponctionner 10 milliards supplémentaires sur les ménages et les entreprises. Au même moment, l’INSEE annonce une baisse de la consommation... qui conduira à une baisse de recette... La spirale enclenchée s’est accélérée.
Dans cette tempête qui a pour origine l’endettement, le directeur du magasin KIABI de Saint-Pierre déclare qu’il a subi « 10.000 euros d’impayés sur un an » , par chèque bancaire. Il a constaté une recrudescence chez les clients de la Banque Postale, depuis 6 mois. Ce qui l’a conduit à afficher dans son commerce le refus des chèques issus de cet établissement.
Cette information qui est parue dans le "JIR" est la manifestation que la situation des ménages réunionnais s’est dégradée. Le directeur reconnaît d’ailleurs que les clients « ne sont pas parfois solvables à cause de la crise » . Mais, il espère que la situation s’améliore pour qu’il puisse lever ses restrictions. Jusqu’à maintenant, les commerçants et les enseignes de distribution étaient relativement protégés de la crise. Ils jouaient sur 2 tableaux. Ils compensaient le manque des revenus salariaux par les revenus sociaux versés par les pouvoirs publics à date fixe. Avec la complicité des banques, ils se permettent même d’accorder des crédits à des personnes insolvables sur le plan monétaire, mais crédible, car bénéficiaires d’allocations régulières.
La réalité est connue. ll y a bien longtemps que les ménages réunionnais ont atteint leur capacité de consommation. Pousser dans cette voie, par toutes sortes d’artifices publicitaires, est impardonnable. L’État a le devoir d’appeler à la vigilance, car l’insolvabilité se déplace maintenant sur les loyers ou la santé. Plus de mille décisions d’expulsions en un an, ça fait réfléchir. Il est urgent d’expliquer la crise qui dure et la nécessité de prendre les précautions qui s’imposent.
J.B.
Nos peines
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