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23 décembre 2008, par

À l’occasion du 160ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage à La Réunion, le Parti Communiste Réunionnais a publié une déclaration pour souligner l’importance de cet événement et donner un sens authentique à cette célébration. Ainsi, il a notamment souligné le fait que cette commémoration avait lieu dix jours après le 60ème anniversaire de l’adoption par les Nations Unies de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et que pour lui « la proximité de ces deux événements est un symbole fort ».
En effet, dit-il, « le PCR a toujours souligné la nécessité de renforcer sans cesse le lien entre la Fête réunionnaise de la Liberté et l’union des Réunionnais pour faire respecter tous leurs droits et leur dignité. C’est un combat lié à celui pour un développement durable, solidaire, responsable et émancipateur ».
Cette déclaration a été envoyée à tous les journaux, radios et télévisions de l’île le jeudi 18 décembre. En dehors de “Témoignages”, de K.O.I. et de quelques extraits dans le courrier des lecteurs du “Quotidien”, elle a été censurée par quasiment tous les médias, et même par le service public d’information. Les Réunionnais n’ont pas eu le droit d’en prendre connaissance.
Pourquoi cette censure ? Pourquoi cette discrimination ? A-t-elle un contenu raciste, anti-Réunionnais ou anti-communiste ? Il y a forcément une explication. Pourquoi le droit des Réunionnais à l’information est-il ainsi violé ? Où est la liberté d’expression du peuple réunionnais 160 ans après l’abolition de l’esclavage dans son pays ?
Cette attitude sectaire et totalitaire à l’égard du seul parti qui a publié une telle déclaration à l’occasion du 20 Désanm n’a en fait rien d’étonnant. Elle prouve bien que les séquelles de l’ère coloniale sont toujours vivantes.
On en a eu une nouvelle preuve hier avec la publication par un confrère d’un soi-disant sondage d’opinion qui date de plus de 15 jours. On y manipule les Réunionnais pour stigmatiser les responsables de la Région, mettre en avant leur adversaire politique, cautionner l’injustice scandaleuse dont sont victimes les consommateurs de carburants et de gaz de la part du préfet et des pétroliers. Ce montage politicien “gros doigt” a pour but d’essayer de mettre la tête des Réunionnais sous l’eau. Pour des intérêts économiques, il s’agit d’essayer de poursuivre la campagne d’intoxication à grande échelle menée tout au long du conflit.
Finalement, entre censure et manipulation, où est l’information ? Plus que jamais la lutte pour le respect de ce droit fondamental des Réunionnais va continuer, car la liberté n’est jamais définitivement acquise, c’est un combat permanent.
L. B.
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Mézami si mi di azot mi rèss dan lé ba é sète ané la fré la okip amwin. Sépa la vyéyèss lotèr pars lé vré konm i di « toulézan douz moi » é afors (…)
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