Edito

Entre deux sommets du G20, un contraste saisissant

J.B. / 10 juillet 2017

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Ce week-end, les chefs d’État et de gouvernement du G20 étaient réunis à Hambourg. C’était la première rencontre de ce niveau à laquelle participait Donald Trump, président des États-Unis. Le contraste avec le précédent sommet du G20 organisé l’année dernière en Chine est flagrant.

L’an passé, à quelques jours du début de la rencontre, la Chine avait ratifié l’Accord de Paris sur le climat. Dans la foulée, les États-Unis avaient fait de même. Cela avait enclenché une dynamique qui allait entraîner une décision analogue de la part de l’Inde et de l’Union européenne. C’est ainsi que moins d’un an après l’adoption de l’Accord de Paris lors de la COP21, le traité international sur le climat est entré en vigueur. Il doit donc servir désormais de cadre aux politiques publiques.

À Hambourg, le G20 de la présidence allemande s’est conclu d’une manière différente. Durant la campagne présidentielle aux États-Unis, Donald Trump avait combattu l’Accord de Paris et nié la réalité du changement climatique. Une fois au pouvoir, il a confirmé son intention. Lors du G20, il l’a réaffirmé devant les autres dirigeants. Le gouvernement des États-Unis ont même fait admettre l’idée qu’ils peuvent encore soutenir le développement des énergies fossiles. Autrement dit, les exploitants de pétrole de schiste sur le sol des États-Unis ont encore de beaux jours devant eux, ce qui ne sera pas le cas des victimes du changement climatique.

J.B.