Face à la menace d’une crise globale à La Réunion, le silence inquiétant des élus réunionnais
28 juillet, parImpact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
18 février 2012, par

125.000 illettrés ; 145.000 chômeurs dont 60% de jeunes ; 26.000 demandes de logements en souffrance ; 350.000 personnes à la CMU ; les prix qui flambent ; le pouvoir d’achat des ménages diminue ; pour l’avenir proche, il faut prévoir 144.000 emplois supplémentaires et 180.000 logements neufs. Ce sont là quelques chiffres qui servent de référence, en ce moment, aux acteurs politiques, socio-économiques et culturels dans une société en pleine récession économique.
Comment, devant de tels défis, les médias trouvent-ils du temps et de l’espace pour s’apitoyer sur des problèmes secondaires ou futiles ? Combien de temps, les uns et les autres consacrons-nous à réfléchir sur des solutions pour sortir nos frères et sœurs de cette impasse ? Quelles sont les solutions concrètes et réalistes qui sont susceptibles de redresser une situation passablement dégradée ? Peut-on continuer à être des commentateurs au lieu de s’engager courageusement dans l’effort collectif de réflexion ? Qui peut penser qu’il possède seul LA solution, c’est-à-dire sans la nécessité de confronter ses idées avec celles des autres ?
À la dernière rentrée scolaire, on a dénombré 240.000 enfants scolarisés. La société demande avec insistance à ces derniers de bien travailler en classe, d’être les plus performants ; à la sortie, ils iront grossir les rangs des chômeurs ! Les élus les plus machiavéliques et clientélistes vont leur proposer « in ti contra », bref, la précarité !
Et, sans honte, on demandera à ses Citoyens de cotiser 41 ans et demi pour avoir la retraite ! Où vont-ils les trouver ces années d’emplois durables ? Celui qui est scolarisé en maternelle aura 18 ans dans 15 années tout au plus. C’est la durée de 3 mandats de député.
Nous l’avons déjà dit ici même : personne n’échappera à ses responsabilités. Encore moins les médias qui font l’opinion. Si, dans notre société de 850.000 habitants, nous continuons ainsi, alors il y a à désespérer de son élite irresponsable. Dans 2 mois, il y aura le scrutin des présidentielles qui déterminera une politique de 5 ans. Durant cette période, nous aurons 36.000 jeunes actifs supplémentaires qui voudront travailler. Il faudra construire 45.000 logements neufs de plus pour ne pas aggraver le chiffre de 26.000 demandes non satisfaites. Par contre, s’il faut traiter le tout, il faudra 71.000 unités.
Voilà comment se posent les problèmes réels. Voilà la tâche des candidats aux fonctions présidentielles et législatives. Dans ce contexte, jamais le poids des médias n’a été aussi important. La tendance à valoriser des créatures médiatiques au détriment du débat sur les solutions est une insulte à cette réalité. Espérons que les médias, dont certains sont si prompts à s’attaquer au PCR et déformer ses positions, feront un effort, ce dimanche, vis-à-vis de la masse de gens qui souffrent en silence et qui attendent beaucoup.
J.B.
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
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Messages
18 février 2012, 06:16, par sgeg
vous oubliez la plus grande injustice sociale et économique qui règne en ce département où la vie est si chère pour tous...
la sur-rémunération des fonctionnaires ! 600 millions d’euros que
60 000 agents actifs ou retraités se partagent tous les ans , encaissant ainsi au passage l’équivalent d’un petit smic ( 10 000 euros pa tête ).
cette prime coloniale est une insulte à tous ceux qui bossent au
smic dans le privé ( une large majorité ) pour 1000 et quelques
euros nets par mois, sans parler des petits retraités avec à peine
600 euros par mois ou des bénéficiares des minimas sociaux avec
460 euros par mois.
aparemment tout le monde , droite comme gauche , se satisfait de
cet apartheid économique...c’est pour moi quand même une
aberration que des communistes n’y voient rien à redire !
18 février 2012, 11:25, par spigp
Rien à redire ? "Nous sommes en effet arrivés dans une impasse. La lutte pour le prix des carburants vient de le rappeler. Le système actuel est incapable de mettre en rapport le prix de vente des produits pétroliers avec les revenus de la population. L’intégration-assimilation est toute aussi muette lorsqu’il s’agit de proposer une solution pour la titularisation de tous les agents communaux qui demandent à recevoir le même supplément de salaire que les fonctionnaires payés par l’État." voir http://www.temoignages.re/2012-le-changement-quel-changement-pour-qui-par-qui,54790.html