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Et pendant ce temps là, la lutte contre le réchauffement climatique piétine

lundi 20 juin 2022, par David Gauvin, Editorialistes


Le grand gagnant de la période électorale est l’abstention qui est à un niveau jamais vu, autour de 65%. On pourra dire longtemps que le responsable serait la fête des pères et autres communion. Mais que propose t’on pour les problèmes de notre temps ? Ainsi la négociation intermédiaire de Bonn afin d’obtenir le consensus à la COP 27 a été mise sous silence, mais pourtant…


Des représentants gouvernementaux du monde entier se sont réunis à Bonn jusqu’au 16 juin pour préparer la 27e conférence sur le climat mondial (COP27) qui se tiendra cet automne à Charm el-Cheikh en Égypte. Ces négociations à l’échelon des groupes de travail revêtent une grande importance car les décisions sont prises à l’unanimité lors des conférences sur le climat mondial. Les différentes positions doivent donc être déterminées en amont afin de pouvoir préparer les décisions politiques.

L’objectif était de relancer les négociations sur la lutte contre le changement climatique. Las, les pays ne sont pas parvenus à se mettre d’accord sur les grands enjeux de cette session intermédiaire. Les discussions ont notamment achoppé sur la question des « pertes et dommages ». Il s’agit du soutien financier que les pays les plus riches devraient apporter aux États les plus pauvres afin de les aider à faire face aux conséquences inévitables du dérèglement climatique. Autre source de déception, les pays ne sont pas parvenus à avancer sur l’élaboration d’un programme de travail visant à accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ils s’y étaient pourtant engagés à Glasgow, lors de la COP26.

La crise du climat ne cesse de s’aggraver. Il est grand temps que nous mettions en œuvre les objectifs climatiques définis au niveau international. Les négociations climatiques qui se tiennent à Bonn constituaient une étape intermédiaire essentielle à cet effet. Nous souhaitons que soit mis en place un plan de travail concret pour une meilleure protection du climat et une plus grande solidarité en ce qui concerne l’adaptation au changement climatique. Les personnes qui souffrent le plus de la crise du climat sont en effet celles qui en sont le moins responsables. Des mesures considérables sont nécessaires afin de ne pas dépasser la barre de 1,5 degré en ce qui concerne le réchauffement climatique.

Les pourparlers concernant les pertes et préjudices engendrés par le dérèglement climatique représentent également une thématique centrale. Les populations pauvres et vulnérables dans les pays les moins développés sont en effet les plus touchées par le changement climatique, alors même qu’elles ne jouent qu’un rôle minime dans le réchauffement climatique en raison de leurs faibles émissions de gaz à effet de serre. Des négociations concernant l’adaptation des flux financiers mondiaux aux objectifs de l’accord de Paris sur le climat figurent elles aussi à l’ordre du jour. Les banques de développement doivent en particulier participer à une transformation durable de la société, tout comme les investisseurs privés. Les délégations préparent en outre un « état des lieux international ». À compter de 2023, un bilan devra être dressé tous les cinq ans afin de déterminer la situation de la protection du climat à travers le monde.

« Lorsque le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt... ou le classement de Shangai » (proverbe chinois)

Nou artrouv’

David Gauvin


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