Canne à sucre à La Réunion : il est temps de tout revoir
21 septembre, parSortir du système néocolonial de simple fournisseur des profits d’une société exogène
3 septembre 2010, par

Dégoût et révolte. Quels autres sentiments pourrait susciter la nouvelle dérobade de l’AGS, face aux demandes des travailleuses de l’ARAST ? Il y a trois jours, son dirigeant concédait du bout des lèvres qu’il « ne s’opposerait pas » au paiement des indemnités dues à 30 anciennes salariées de l’association effondrée. Et pour cause : la décision de justice rendue par les Prud’hommes de Saint-Denis étant exécutoire, l’AGS n’a pas le choix. Elle n’a pas manqué d’ajouter qu’elle est « consciente » de la souffrance des anciennes salariées l’association.
Baratin. Face aux 64 ex-ARAST du Sud qui réclament à leur tour ce qui leur est dû, l’AGS brandit exactement le même argument que celui qui fut rejeté le 23 août dernier à Saint-Denis. Pour éviter de mettre la main à la poche, l’assureur se défausse encore et toujours sur le Conseil général, qu’il a d’ailleurs fait citer de force lors de l’audience devant les Prud’hommes de Saint-Pierre. Une audience qui n’a finalement même pas lieu : au dernier moment, l’AGS a sorti un médiocre stratagème procédurier de son chapeau, afin de retarder encore l’examen de la requête des salariées.
En d’autres termes : derrière le service minimum des bons sentiments, l’assureur radin refuse une nouvelle fois de verser ce qu’il aurait dû régler depuis maintenant près de 10 mois.
Ce qui apparaît choquant dans cette affaire, c’est le dévoiement complet auquel on assiste de l’institution AGS. Faut-il le répéter ? Celle-ci n’est pas une entreprise privée, mais une structure dont la vocation est avant tout sociale.
Créée à la suite d’un mouvement ouvrier légendaire — la grève des horlogers “Lip” — en 1973, l’AGS est destinée à protéger les salariés lorsque l’entreprise s’effondre. Pour cela, ses fonds sont abondés par des cotisations de l’entreprise.
En clair : les dirigeants de l’AGS ne sont pas des patrons. L’argent qu’ils détiennent ne leur appartient pas. Leur rôle, encadré par la loi, est de payer les travailleurs en cas de coup dur. Point à la ligne.
Or, depuis le commencement de la crise, l’AGS affiche une arrogance de propriétaire… alors qu’en France hexagonale, ses homologues ont payé sans discussion, à la suite de faillites rigoureusement similaires. Il n’y a qu’à La Réunion que l’application du droit est empêchée par pareille mascarade.
Celle-ci pourrait encore durer très longtemps. Ceux qui la mènent ne sont ni des chômeuses en fin de droit, ni des travailleuses précaires. Ce sont des gens bien installés, qui ont assez de temps et d’ argent, pour soumettre les ex-ARAST à un harcèlement judiciaire de plusieurs années. Valérie Bénard a d’ailleurs cyniquement prévenu : les procédures pourraient durer « jusqu’à 7 ans ! ». Et l’on peut lui faire confiance pour détourner la colère des travailleuses de l’assureur sans cœur, en mettant le Conseil général sous pression… pour rien. À moins que celles-ci, excédées, ne finissent par aller occuper le siège de l’AGS pour réclamer, enfin, ce qui n’est que leur droit.
G.G.-L.
Sortir du système néocolonial de simple fournisseur des profits d’une société exogène
Toute bann léktèr zoinal Témoignages lé sirman o kouran dsi litilité roplante bann pyé d’boi pou anpesh lo dérègloman klimatik. Sé in problèm gaz (…)
In kozman pou la rout
Le Président américain recevra bien son homologue chinois, le 24 septembre 2026, comme il l’avait exprimé, lors de sa visite en Chine, en mai (…)
La limite de +1,5 degré risque d’être dépassée
Rapport de la CRC sur le SDIS de La Réunion
Impact de la crise climatique mondiale dans notre pays
Projet de désindexation des pensions sur l’inflation
Forte houle : l’océan rappelle les limites du béton
2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
Le monde a changé, et La Réunion ?
Le monde a changé, et La Réunion ?
Messages
3 septembre 2010, 08:06, par Tcherno
Tous les assureurs du monde se conduisent de la même manière , tant que vous cotisez , tout baigne , quand il faut indemniser , rien ne va plus....
3 septembre 2010, 14:58
Oui, il faudrait que ces femmes courageuses aillent prendre le fric ou il est, à l’AGS !
Pour ça il faut border Valérie Bénard la créature de Robert Sarko d’abord !
Assez de trahison Mme V. BENARD !!