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15 février 2018, par

Avec la révolution technologique, les gouvernements disposent de moyens sans précédents pour surveiller les citoyens. La numérisation permet en effet de faciliter considérablement le traitement des informations, ainsi que l’espionnage de masse. Les mises en garde face aux tentatives d’intrusion dans la vie privée sont nombreuses. Ces dernières donnent également des moyens aux entreprises d’augmenter leur profit grâce à l’utilisation de publicités ciblées en fonction des habitudes de navigation des internautes.
À plusieurs reprises, le gouvernement des États-Unis s’est fait prendre la main dans le sac. Un lanceur d’alerte comme Edward Snowden avait ainsi révélé comment les institutions de ce pays pirataient les communications privées avec la complicité d’opérateurs de télécom. Cette question se pose d’autant plus que les États-Unis disposent d’un monopole dans le marché des systèmes d’exploitation grand public. Ces logiciels indispensables au fonctionnement d’un ordinateur sont conçus par des entreprises basées aux États-Unis.
Or, voici que le FBI, la NSA et la CIA, les agences d’espions des États-Unis, disent à leurs concitoyens qu’il ne faut pas utiliser les téléphones des marques Huawei et ZTE au prétexte qu’ils sont fabriqués par des entreprises basées en Chine, et que ce matériel pourrait servir à recueillir des informations qui seraient ensuite utilisées par le gouvernement chinois. Venant d’organismes qui s’illustrent dans l’espionnage à grande échelle, ces recommandations ne seraient-elles pas une nouvelle manière de créer une barrière supplémentaire au libre-échange ? Cela fait d’autant plus sourire que la base du système d’exploitation des téléphones chinois vendus en Occident est Linux, un système open-source sur lequel le contrôle des agences d’espionnage est bien plus compliqué. En effet, l’open-source n’appartient à personne, et son développement est décentralisé.
Ce sont pourtant bien les gouvernements des États-Unis qui ont favorisé le développement de la mondialisation ultra-libérale. Ils ont fait partie de ceux qui ont voulu l’intégration de la Chine dans l’OMC, en pensant que cela allait permettre aux entreprises des États-Unis de dominer un marché de plus d’un milliard d’habitants. Mais cela s’est retourné contre eux, car l’économie chinoise a réussi son intégration et est devenue le principal concurrent des États-Unis. Huawei a dépassé Apple et est devenu le second vendeur de téléphones mobiles intelligents au monde. Aussi, la mobilisation des agences d’espionnage des États-Unis est une nouvelle manifestation de la tentative désespérée de leur gouvernement de faire face en utilisant le protectionnisme.
J.B.
Le Tampon : les retenues de Piton Sahales et des Herbes Blanches (plus de 600000 mètres cubes) sont vides
Yèr matin mwin té apré rogarde nouvèl dsi antenne é l’avé in linvité téi parl dsi la farine maniok. Lo ga téi parl in kopérativ maniok dann sid (…)
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