Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
26 septembre 2013, par

La section communiste de Saint-Paul est en train de réussir l’une de ses plus belles pages de son histoire : mettre la pauvreté au cœur de l’action politique et médiatique. Dénoncer une société officielle qui abandonne la moitié de ses frères et sœurs. En finir avec un régime politique qui a transformé La Réunion en « Département hors norme ». Finie la diversion qui a conduit les médias à fabriquer des créatures médiatiques comme solution au changement structurel.
En 2012, constatant la situation de dénuement dans laquelle se trouve une grande partie de la population, la section de Saint-Paul discute avec les intéressés et décide d’engager l’une des batailles les plus difficiles du moment, car la société nage en plein délire électoral et trahison des masses populaires. L’analyse porte sur l’histoire de la pauvreté en terre réunionnaise. Et, naturellement, nous remontons aux origines du peuplement de La Réunion et à l’Esclavage.
Un Appel fut lancé à l’Ermitage, le 18 décembre 2012, veille de la célébration de la Libération des esclaves. Le choix de la date est essentiel pour expliquer « l’abolition de l’extrême pauvreté », car la pauvreté à La Réunion n’est pas conjoncturelle comme en France. Nous sommes aidés par la lutte que mènent les Nations Unies dans le cadre des OMD qui a fixé comme priorité Numéro 1 : « l’éradication de l’extrême pauvreté dans le monde, en 2015 ».
Le cadre est donc idéal pour lancer l’offensive des pauvres : sortir du fénoir et s’imposer dans les médias. Revenir à la réalité et faire des propositions concrètes. L’arrivée prochaine de Chérèque crée de l’émulation. Sur le plan politique, le PCR est le seul parti conséquent avec son combat. Il s’exprime régulièrement sur le sujet. Coup sur coup, le "Quotidien", puis "Visu", étalent en pleine page des reportages sur le vécu des pauvres. La société officielle et ses représentants sont pris au piège : ils ne peuvent plus cacher la vérité tout en continuant à s’enrichir sur la bosse des citoyens pauvres.
Le cas typique est celui d’une députée qui ose s’indigner de la pauvreté alors qu’elle est députée depuis 17 ans, maire depuis 6 ans et présidente de l’UFR depuis 35 ans. Elle ne fait que bavarder et se complaire devant les caméras, mais c’est le vide absolu. Son parti devait faire des propositions en Juin. Rien. Les médias ne l’interrogent pas sur ses mensonges répétés. Désormais, plus elle parlera de la pauvreté, plus elle crédibilisera la bataille lancée par la section communiste de Saint-Paul. En moins d’un an, les pauvres de Saint-Paul ont réussi à imposer leur vécu à la société officielle et artificielle. Le combat continue et bravo les pauvres.
J.B.
Nos peines
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