Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
20 mai 2017, par

Jeudi, les planteurs ont décidé de quitter la table des négociations de la Convention canne. Par cette attitude, ils veulent dénoncer l’attitude des industriels qui refusent de discuter d’une augmentation du prix de la canne, disent-ils.
Rappelons que le 10 mai dernier, un des derniers actes du gouvernement sortants a été de publier un décret au Journal officiel concernant la filière canne-sucre. Ce texte transcrit dans le droit français une décision de la Commission européenne en date du 12 décembre dernier. Il offre la garantie aux industriels du sucre de La Réunion, de la Martinique et de la Guadeloupe de bénéficier d’une subvention supplémentaire de 38 millions d’euros par an jusqu’en 2020.
Cette nouvelle aide correspond à une revendication des industriels. En effet, depuis que le Conseil des ministres de l’Union européenne a voté en 2013 pour la suppression des quotas sucriers en 2017, cette échéance est attendue avec une grande inquiétude par les professionnels d’une filière qui produit 18.000 emplois à La Réunion. La confirmation du versement de cette aide pendant les trois prochaines années doit donc donner une visibilité suffisante aux industriels pour qu’ils s’engagent à acheter la canne à sucre récoltées par les planteurs à un prix suffisamment rémunérateur.
Dans ce contexte, le blocage des discussions est très inquiétant et pose question. En effet, la coupe doit débuter dans moins de deux mois, alors que le prix de la canne à sucre n’est toujours pas fixé. Comment expliquer cette intransigeance des industriels à ne pas régler prioritairement la question de l’augmentation d’un prix qui est inchangé depuis plus de 20 ans ? Est-ce une volonté de jouer la montre pour placer les planteurs devant le fait accompli et les obliger au statu quo sur le prix ?
J.B.
Nos peines
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