Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
30 janvier 2018, par

Les dirigeants du continent africains sont actuellement réunis en Ethiopie afin de participer au sommet de l’Union africaine. L’extrait d’un communiqué présente le thème principal :
« Gagner la lutte contre la corruption : un chemin durable vers la transformation de l’Afrique ». C’est le thème du 30e sommet de l’Union Africaine qui a débuté à Addis Abéba, ce 28 janvier, lequel sera d’ailleurs le thème majeur de l’UA durant cette année 2018. Les travaux, qui se tiennent à l’auditorium Nelson Mandela, sont présidés par le Chef de l’Etat du Rwanda, Paul Kagame, désigné par ses pairs en juillet 2017, celui qui, par ailleurs, a dirigé les travaux de la commission en charge des réformes des institutionnelles et financières de l’UA.
Sur la lutte contre la corruption, thème majeur du sommet, le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a déclaré que « chaque année, la corruption entraîne un manque à gagner de 50 milliards dollars pour tous les Etats. Elle constitue un frein au développement, et une source de conflits sociaux et d’instabilité politique. L’année 2018 sera celle du renforcement de l’action des Etats africains, sur la base de la Convention sur la prévention et la lutte contre la corruption, signée en 2003. »
La Réunion n’est pas épargnée par ce phénomène qui est favorisé par la persistance depuis des décennies de la crise. En effet, à chaque élection, des candidats peu scrupuleux n’hésitent pas à promettre des emplois financés par l’argent public en cas de résultat favorable. Fréquentes sont les accusations de distribution d’enveloppes contenant de l’argent à quelques jours d’un scrutin.
D’autres utilisent des moyens plus subtils pour obtenir le soutien des électeurs, en utilisant l’argent public pour financer des réductions sur des produits de consommation plutôt qu’en utilisant ces fonds pour investir et créer des emplois.
Cela n’est pas sans conséquence sur la vie démocratique. Une étude de l’INSEE indique qu’en 2017, un électeur sur quatre s’est déplacé pour participer aux différents scrutins : présidentielle et législatives. Ce rejet du système électoral a plusieurs raisons. Il correspond au fait que malgré la succession des élections, la situation des plus démunis ne change pas. Mais cela constitue aussi un message de défiance à un système qui n’arrive pas à extirper la corruption des campagnes électorales.
Gagner la lutte contre la corruption, c’est aussi un chemin durable vers la transformation de La Réunion. Car c’est ce qui permettra aux électeurs de s’exprimer sans pression, et fera donc de toutes les élections à La Réunion un exercice véritablement démocratique.
J.B.
Nos peines
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