Edito

Grand raid, Sakifo le grand gâchis

David Gauvin / 8 septembre 2020

Ces jours-ci, le préfet rencontre les organisateurs de ces événements afin de les autoriser ou non. Sans présumer du résultat de ces échanges, le simple fait qu’ils aient lieu crée un malaise. En effet depuis le dimanche 6 septembre l’île a été placée en zone rouge de propagation du Covid.

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Un département est classé en zone « rouge » lorsque la circulation du virus y est active. En termes de chiffres, cela signifie que le taux d’incidence du département dépasse les 50 nouveaux cas pour 100.000 habitants. Le passage en zone rouge ne permet plus au préfet de déroger à l’interdiction de rassemblement de plus de 5000 personnes.

Mais alors, le Grand raid avec ces quelque 6300 inscrits ou le Sakifo et ces 18 000 festivaliers bénéficieraient d’un régime de complaisance. Pendant ce temps-là les salles de spectacle pouvant mettre en place les gestes barrières sont fermés ; les championnats de sport collectifs sont suspendus ; les associations sportives sont à l’arrêt. Un véritable génocide de l’emploi culturel et sportif a lieu devant nous en silence.

Ces événements, malgré leur importance, ne doivent pas masquer une réalité. Le sport et la culture participent à l’émancipation de l’homme. Le grand gâchis pour ces événements c’est qu’ils ne sont plus considérés comme des manifestations sportives et culturelles mais comme du business et à ce sens pourraient bénéficier d’un régime de complaisance pour sauver le secteur touristique. Il serait temps que tous ces bénévoles du sport et de la culture bénéficient de la même attention au vu de leur apport à notre société.
« S’il y a un arbre tordu dans le bois, ils ne le sont pas tous » proverbe danois.

Nou artrouv’

David Gauvin