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16 juin, par

L’accord annoncé entre Washington et Téhéran sonne comme un aveu d’échec pour ceux qui promettaient une victoire rapide dans la guerre d’agression lancée par 2 chefs occidentaux avec un bouleversement du paysage politique iranien et le retour à un régime inféodé à l’Occident. Après 108 jours de guerre, ni le changement de régime espéré par certains responsables américains et israéliens, ni l’effondrement de l’État iranien ne se sont produits. Au contraire, l’Iran demeure debout et négocie aujourd’hui en position de partenaire incontournable alors que les régimes au pouvoir à Washington et Tel-Aviv sont fragilisés et isolés.
Cette guerre a également révélé les limites de la stratégie du président Donald Trump et du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Aux États-Unis, le conflit a alimenté les divisions politiques, suscité des critiques sur son coût humain et financier et renforcé les interrogations sur l’engagement militaire américain à l’étranger. En Israël, les objectifs annoncés n’ont pas été atteints, tandis que les conséquences économiques, sécuritaires et diplomatiques du conflit ont nourri le débat public et fragilisé davantage un pouvoir déjà contesté.
Les populations civiles, elles, ont payé le prix fort. En Iran, les destructions d’infrastructures et les pertes humaines laisseront des traces durables. Les pays du Golfe, exposés en raison de la présence de bases militaires américaines sur leur territoire, ont subi les répercussions d’une guerre qu’ils n’avaient pas choisie. Le Liban, une nouvelle fois, a été entraîné dans une spirale de violence dont il peine à se relever.
Si la paix doit désormais l’emporter, elle ne saurait effacer les responsabilités. Ceux qui ont choisi l’escalade militaire devraient contribuer à réparer les dommages humains, matériels et économiques causés par cette guerre. La reconstruction, l’indemnisation des victimes et le respect du droit international constituent désormais des conditions essentielles pour tourner la page de ce conflit et éviter qu’il ne se reproduise.
M.M.
Préparons le 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès
Mézami mi panss bonpé rant nou la fine antann parl moring, la plipar rant nou i koné sa sé in kalité léspor d’konba nout zansète zésklav sansa (…)
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