Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
11 février 2011, par

À en croire Didier Robert, la liste qu’il chaperonne pour les prochaines cantonales n’est pas une liste de l’UMP. Néanmoins, elle a été, toujours selon l’occupant de la pyramide inversée, « validée par Paris ». Mais, se dit-on candidement, qu’est-ce que « Paris » pour Didier Robert, sinon la direction de l’UMP et son chef suprême de l’Élysée, Nicolas Sarkozy ? Donc, est-on tenté de penser, les candidats présentés tout sourire par l’ancien maire du Tampon sont bien des candidats de l’UMP, parti de la majorité présidentielle, gouverné à « Paris ». Ce n’est pas si simple, insiste Didier Robert, qui a ces derniers temps subitement multiplié les signes de fâcherie apparente avec « Paris ».
Ah bien, se dit-on, voilà un refrain connu : c’est donc sous le label Objectif Réunion que les candidats iront à la bataille des cantonales. Objectif Réunion, on s’en souvient, c’est la marque estampillée "Paris commande pa nou" lancée par Didier Robert du temps qu’il essayait, sans trop dire pourquoi, de dégommer Nassimah Dindar, avec l’aide de son acolyte sainte-marien Jean-Louis Lagourgue. Après l’échec de la manœuvre et la constitution de la majorité plurielle, les putschistes déçus, Didier Robert en tête, lançait l’anathème contre Paris, déchirant devant les caméras leurs cartes de l’UMP. On connaît la suite : en échange d’un poste au bureau national de l’UMP — à Paris —, le chef des conjurés eut tôt fait de rentrer dans le rang. Vidé de son éphémère substance, Objectif Réunion continua d’exister au Conseil général.
Au gré de ses intérêts, Didier Robert a depuis animé diverses structures, toutes plus ou moins faites pour ne pas avoir trop l’air d’être membre du parti présidentiel. Il y eut l’Union, puis, après le « clash » de Jean-paul Virapoullé, — parti animer La Réunion comme on l’aime — la création de La Réunion en confiance.
C’est sous cette dernière étiquette que le président de la Région a finalement présenté "sa" liste aux cantonales. Une liste qui, si l’on récapitule, est validée par Paris mais pas sarkoziste, tout en l’étant quand même, et est à la fois UMP et pas UMP. Tout de même, il faut suivre. À l’origine de cet imbroglio se trouve l’éternel problème des têtes de l’UMP locale : comment être très sarkozistes à Paris, en ayant l’air de ne pas y toucher à La Réunion ? L’exercice est d’autant plus difficile que le député Didier Robert, le sénateur Virapoullé et tutti quanti ont voté tous les textes voulus par Nicolas Sarkozy : retraites, loi raciste contre les Roms, déremboursement des médicaments, etc. Et qu’il devient de plus en plus difficile de le dissimuler.
G.G.-L.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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