Edito

Ils achètent des armes plutôt que lutter contre le SIDA

J.B. / 24 juillet 2018

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En 2017, 37 millions de personnes étaient porteuses du VIH dont 1,7 million qui ont été infectée l’an dernier, 21 millions ont accès à un traitement. Depuis le début de l’épidémie du SIDA, plus de 30 millions de personnes sont mortes. C’est un nombre supérieur à celui des morts de la Première guerre mondiale, et c’est la moitié des victimes de la Seconde, qui est à ce jour la plus grande tuerie de masse de l’histoire de l’humanité.

Dans le monde, on meurt encore du SIDA alors que des traitements existent pour diminuer la charge virale du patient, et qu’il est possible d’éviter la transmission du VIH. Sans attendre qu’un vaccin existe, la guerre contre le SIDA peut être gagnée, grâce à la conjugaison des traitements et de la prévention jusqu’à faire disparaître le virus. Mais les moyens manquent, et c’est le principale donnée de la Conférence internationale sur le SIDA qui a commencé hier à Amsterdam.

Ces moyens techniques existent pourtant. L’industrie pharmaceutique est capable de produire les traitements nécessaires pour les 37 millions de personnes touchées par le VIH, et donc de sauver des vies. Mais les pays les plus à même de financer cet effort ont d’autres priorités.
Cela s’est vu lors du dernier sommet de l’OTAN à Bruxelles. Sommés par Donald Trump d’augmenter leurs dépenses militaires, les alliés européens de Washington ont rapidement cédé. Les sommes supplémentaires considérables dépensées dans l’achat d’armes nouvelles et l’entretien des armées sont perdues pour des causes justes, telles que la lutte contre le SIDA.

J.B.