Qui a politisé l’avenir de l’économie sucrière ?
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21 juillet 2010, par

En pleine Guerre froide, les Etats-Unis d’Amérique lançaient la construction de la base navale et aérienne de Diego Garcia, dans l’archipel des Chagos. Conséquence : les habitants de l’archipel étaient expulsés de leurs îles, et "déplacés" vers l’île Maurice. Juridiquement, les Chagos demeuraient sous juridiction britannique en qualité de British Indian Ocean Territory (BIOT), Londres accordant un bail renouvelable à l’armée américaine.
Ainsi, en quelques traits de plume et à coups de bulldozer, un peuple Créole de l’océan Indien était arraché à sa terre et menacé de disparition par ce qu’il faut bien nommer un acte de déportation. Aujourd’hui, Diego Garcia est la plus grande base US hors du sol américain. Un dispositif que l’état-major des États-Unis prévoit d’ailleurs de renforcer, dans le cadre de la stratégie de redéploiement vers l’Asie du Sud-Est de son potentiel nucléaire libéré par la fin de l’antagonisme Est-Ouest. Pourtant, les Chagossiens n’ont jamais cessé le combat. Ils n’ont jamais cessé de brandir ce droit imprescriptible de tous les hommes chassés de chez eux, de pouvoir revenir sur les lieux où ils sont devenus un peuple.
Aujourd’hui, c’est la qualité de sujets britanniques – et donc de citoyens européens – qui permet aux habitants expulsés et à leurs descendants de réclamer que justice soit faite. Un pas incontestable été accompli dans cette direction lors de l’Assemblée Paritaire Parlementaire Afrique Caraïbe Pacifique – Union européenne (APP ACP–UE), à laquelle assistait le député européen Elie Hoarau. Pour la première fois, des représentants issus des trois grands espaces ont reconnu à l’unanimité le droit au retour des exilés dans leurs îles d’origine. Acte symbolique, dira-t-on. Mais qui n’en ouvre pas moins une première brèche dans le mur de silence et d’oubli que l’on voulait dresser autour d’un peuple, de son identité et de sa mémoire.
G.G.-L.
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Mézami dopi la rantré, néna in loi pou défann rogarde son téléfone dann lissé. I paré sa sé l pli gran bien bann lisséin. I paré konmsa zot va (…)
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