Edito

Invité par Macron, il dénonce

Témoignages.re / 9 février 2019

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Le directeur du journal « le Point » a été invité par Macron à discuter entre patrons de presse. Ce qu’il a entendu est grave et il le fait connaître. Interrogé par Franceinfo, il s’exclame : « je suis désolé, mais non ! Non, non, non, non, non, non, non. Nous sommes responsables devant nos lecteurs. » que s’est-il donc passé ?

En fait, il reçoit les patrons de presse et teste sur eux la proposition de créer un organisme de contrôle des médias. A l’évidence, les annonces de Mediapart n’ont pas plu à Macron et il cherche à clouer le bec de ceux qui ne marchent pas dans la bonne direction. Il aurait dit : "le bien public, c’est l’information. Et peut-être que c’est ce que l’État doit financer. (…) Le bien public, c’est l’information sur BFM, sur LCI, sur TF1, et partout. Il faut s’assurer qu’elle est neutre, financer des structures qui assurent la neutralité ». Ces propos font froid dans le dos.

Il faut féliciter le directeur du journal « le Point » de refuser d’être un pion dans le dispositif répressif et anti-démocratique que Macron est en train de tisser patiemment. Il faut remercier Franceinfo pour l’interview sans complaisance. « Il voudrait qu’une sorte de conseil, d’organisme, se charge de la vérification. Comme s’il y avait une part du journalisme qui consisterait à vérifier des choses, et une autre part qui consisterait à raconter n’importe quoi », rapporte-il. Après la loi sur les « fakes news », on s’achemine vers une dictature où la seule voix autorisée serait la voix officielle.

Notre journal « Temoignages » qui a été saisi 44 fois dénonce ce projet scélérat et exprime son dégoût devant ce plan machiavélique qui prévoit de faire taire les oppositions en usant de l’argent public. Voici sa conception : « le bien public, c’est l’information. Et peut-être que c’est ce que l’État doit financer. (…) Le bien public, c’est l’information sur BFM, sur LCI, sur TF1… ».

J.B.