Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
2 mars 2011, par

Voilà trois jours que le vice-président de la Région chargé de la culture est au centre de l’attention médiatique. A l’origine de cet intérêt des faiseurs d’opinions, une série d’évènements liés au musée Stella Matutina de Saint-Leu. Lassés des incertitudes qui planent depuis près d’un an sur leur avenir, excédés par le manque de considération et de communication des responsables de la Région à leur égard, les personnels de ce grand établissement culturel ont mis à profit la journée portes ouvertes de dimanche pour attirer l’attention du public sur leurs revendications.
Une manifestation soutenue -ce qui semble dans l’ordre des choses- par le maire de la commune, Thierry Robert.
« Ferme ta gueule, t’y connais rien » lui a lancé Jean-François Sita, oubliant sans doute qu’il avait à faire au premier magistrat d’une commune réunionnaise. Le lendemain, l’élu UMP à la Région enfonçait le clou à la télévision : les employés mécontents de Stella, a-t-il déclaré en substance, ne sont rien d’autre que des « gros bras » et des « nervis ». L’expression de leur malaise ? Une « manipulation ».
L’émotion est grande dans les rangs des travailleurs, qui se demandaient hier s’ils n’allaient pas donner une suite judiciaire à ces propos, difficilement acceptables de la part d’un élu qui est, de surcroît, directeur d’une SEM consacrée à la conservation du patrimoine réunionnais. C’est l’option d’ores et déjà choisie par Thierry Robert, qui a annoncé avant-hier son intention de poursuivre le vice-président de la Région pour « propos injurieux ».
Les incidents et les invectives de M. Sita génèrent une émotion qui va bien au-delà de Saint-Leu et de l’espace muséal. Pourtant, dans tout ce vacarme, le silence de Didier Robert est assourdissant. Depuis le commencement de l’affaire de Stella, le président de la Région n’a eu ni parole de soutien, ni manifestation de sympathie élémentaire envers son « Mr Culture ». Celui-ci, pourtant, comptait au nombre des fidèles ; le dossier de la rénovation de Stella constituait d’ailleurs l’une des pièces maîtresses de la com’ de l’UMP pendant les campagnes régionales, Didier Robert opposant cet enjeu muséal à la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise (MCUR). Jean-François Sita serait-il en disgrâce ? Selon des sources proches de l’exécutif régional, c’est Jacqueline Farreyrol qui aurait désormais l’oreille de l’ancien maire du Tampon en matière de culture. Celle-ci ayant un goût au moins aussi prononcé que M. Sita pour les outrances verbales, les Réunionnais ne gagnent rien au change.
G.G.-L.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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