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4 juin, parNos peines
28 février 2018, par

Jean-Louis Borloo était en visite officielle deux jours dans notre île. Il a comme responsabilité d’être chargé de mission du président de la République auprès du ministre de la Cohésion des territoires. Son objectif était de « dresser un état des lieux et de faire des propositions pour les quartiers et ses habitants ». Il était accompagné du président de l’Agence de rénovation urbaine (ANRU), et du commissaire général délégué à la ville et à la cohésion urbaine.
En tant que ministre, Jean-Louis Borloo est déjà venu plusieurs fois à La Réunion. Sous le gouvernement Raffarin, il était ministre de la Ville. À l’époque, il a donc visité des quartiers urbains, vu la situation. L’analyse devait donner lieu à des propositions. Pour certains observateurs, le chargé de mission peut donc constater l’état d’avancement de mesures dans des villes qu’il a lancées quand il était ministre.
Jean-Louis Borloo était également ministre de l’Écologie et du développement durable dans le gouvernement Fillon. Il était venu à La Réunion inaugurer en 2008 la conférence internationale sur la biodiversité et le changement climatique. La veille, il avait visité quelques réalisations impulsée par la politique de la majorité régionale de l’époque. Il avait souligné combien La Réunion était en avance dans ce domaine, avec comme objectif l’autonomie énergétique en 2025. Lors de son séjour, il avait lancé GERRI, reprise en main de l’État dans ce domaine qui s’est avérée un marchepied pour la campagne électorale de Didier Robert, candidat du gouvernement, aux régionales.
Lors de sa visite, Jean-Louis Borloo est revenu sur son séjour précédent à La Réunion. Il a rappelé que La Réunion était engagée sur le chemin de l’autonomie énergétique. Mais il dit en substance qu’aujourd’hui, cet objectif s’est bien éloigné. Venant d’un représentant du gouvernement, cette déclaration confirme qu’une dynamique a été cassée. La responsabilité en incombe en premier lieu à un « macroniste heureux », Gilbert Annette, le maire de Saint-Denis. En 2010, il avait la possibilité d’agir pour maintenir cette dynamique, il a préféré maintenir la liste socialiste au second tour avec pour résultat d’offrir la présidence de Région à Didier Robert. L’accumulation du retard dans l’autonomie énergétique est une des conséquences de cette décision.
J.B.
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