Edito

Jérusalem capitale d’Israël : écrasante majorité à l’ONU contre la décision de Trump

J.B. / 22 décembre 2017

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Donald Trump ne cesse d’engager les États-Unis sur la voie de l’isolement. Après le retrait de l’Accord de Paris, une autre décision a provoqué une réaction encore plus importante. C’est la reconnaissance par le président des États-Unis de Jérusalem en tant que capitale de l’État d’Israël. Rappelons que Jérusalem est la capitale de la Palestine, et que cette ville est occupée par l’armée israélienne et colonisée par le gouvernement de Tel-Aviv au mépris du droit international et des nombreuses résolutions qui ont condamné ces exactions.

Seuls les colonialistes au pouvoir à Tel-Aviv ont salué positivement la décision de Donald Trump. Lundi, le Conseil de sécurité des Nations-Unies avait adopté à la quasi-unanimité une résolution condamnant la décision des États-Unis. Même la Grande-Bretagne et la France n’ont pas soutenu la position de Donald Trump. Cela a contraint les États-Unis a utiliser leur véto pour empêcher l’application de cette résolution. Cela a aussi donné lieu à des propos haineux venant de la part de la représentante de Donald Trump au Conseil de sécurité de l’ONU.

Jeudi, c’était au tour de l’assemblée générale de l’ONU de traiter cette question. Voici le résultat selon un communiqué de l’ONU :

L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, ce jeudi, une résolution exigeant que tous les Etats membres « respectent les résolutions du Conseil de sécurité concernant Jérusalem et s’abstiennent de reconnaître les actions et les mesures qui y sont contraires ».

Adopté par 128 voix pour, 9 contre et 35 abstentions, le texte déplore « au plus haut point » les récentes décisions relatives au statut de Jérusalem.

Dans sa résolution, l’Assemblée générale considère comme « nulle et non avenue » toute décision ou action susceptible de modifier le « caractère, le statut ou la composition démographique » de Jérusalem.

Lundi, un projet de résolution qui aurait invalidé toute « décision unilatérale » sur Jérusalem a été soumis au Conseil de sécurité et a été rejeté en raison du véto des Etats-Unis. Suite à ce rejet, le Yémen et la Turquie ont décidé de porter la question du statut de la Ville sainte devant l’Assemblée générale.

Approuvé par la majorité des membres de l’Assemblée, le texte demande à tous les États de « s’abstenir » d’établir des missions diplomatiques dans la Ville sainte, conformément à la résolution du Conseil de sécurité 478 adoptée en 1980.

« Jérusalem est une question qui relève du statut final et qui doit être réglée par la voie de la négociation, comme le prévoient les résolutions pertinentes des organes de l’Organisation des Nations Unies », rappelle l’Assemblée générale.

Réitérant son appel à « inverser les tendances négatives qui mettraient en péril la solution des deux États », l’Assemblée demande à ce que de plus grands efforts régionaux et internationaux soient déployés pour parvenir, « sans tarder, à une paix globale, juste et durable au Moyen-Orient ».

Cette résolution rappelle que la question de Jerusalem ne peut que se régler que par la négociation. Elle désavoue donc la décision du président des États-Unis. Ce dernier va-t-il malgré tout déplacer l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jerusalem ?

J.B.



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  • Sans vouloir insister lourdement, il y a quelques jours , une personne se prétendant contributrice au débat sur la question de Jérusalem, s’ est surtout ridiculisée par l’ inconsistance et les contradictions pitoyables de ses propos, en me prenant de très haut et en sollicitant même à mon endroit le pardon divin.A la lumière des prises de position de l’ Assemblée générale de l’ ONU, je souhaite que cette personne en revienne à plus de modestie, fasse l’ effort de réfléchir et de s’ instruire sur la question palestinienne, à laquelle je m’ engage à consacrer dans les jours et les semaines qui viennent une chronique régulière en hommage aux souffrances et aux injustices innommables infligées par le colonisateur israélien au peuple palestinien. Ce sera aussi, de ma part, une façon d’ exprimer mon respect au souvenir de Paul Vergès, pour qui la solidarité à l égard des peuples en lutte pour la reconnaissance de leurs droits fondamentaux à la liberté et à la souveraineté ,constituait .une tâche essentielle et décisive pour tout-e- militant-e- anticolonialiste .

    En toute modestie, Jean- Paul Ciret

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