Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
20 juin 2017, par

À l’heure où 50 départements sont en alerte canicule en France, une étude parue dans la revue Nature Climate Change citée par le Journal de l’Environnement indique qu’un tel phénomène sera toujours plus fréquent. La seule incertitude concerne la population mondiale qui sera concernée par ce phénomène. Actuellement, près d’un tiers des êtres humains sont exposés à des températures caniculaires potentiellement mortelles pendant plus de 20 jours par an. Ils sont concentrés sur 15 % de la superficie mondiale répartie en Afrique australe, le Nord de l’Inde, l’Asie du Sud-Est, le Sud du Moyen-Orient et le Nord de l’Australie.
Deux scénarios sont envisagés. Si la hausse des températures se limite à 1,7 degré au cours du siècle, alors ce serait près de 48 % de la population mondiale qui serait affectée par des périodes potentiellement mortelles de canicule, soit au moins 5 milliards d’être humains à ce moment-là. Pour maintenir la hausse des températures à 1,7 degré maximum, d’importants efforts d’atténuation sont à faire. Le réchauffement climatique se fera encore plus sentir qu’aujourd’hui, et des mesures d’adaptation seront nécessaires. Car dans ce scénario le plus optimiste, le Sud de l’Europe, le Sud des États-Unis et notre région verraient la canicule potentiellement mortelle durer plus de 50 jours par an.
Mais si l’Accord de Paris n’est pas appliqué et que la pollution observée aujourd’hui poursuit le même rythme, alors la hausse de la température moyenne du globe sera supérieure à 4,5 degré. Dans ce cas, ce seront alors 75 % de la population mondiale qui connaîtraient des épisodes caniculaires tous les ans pendant plus de 20 jours. 75 % de la population mondiale en 2100, cela veut dire plus de 7,5 milliards d’êtres humains, soit l’équivalent de la population mondiale aujourd’hui. Les régions touchées par au moins deux mois de canicule mortelle par an seront encore plus étendues. Voilà le monde que connaîtront les enfants qui naissent aujourd’hui et leurs descendants, si les dirigeants privilégient une politique au fil de l’eau plutôt que d’anticiper les problèmes à venir.
J.B.
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