Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
30 avril 2009, par

Ce qui s’est passé hier matin au Chaudron, à l’ouverture des États-Généraux de La Réunion organisés par l’État chez nous et dans les autres DOM, illustre l’ampleur du combat à mener à l’occasion de cet événement. Mais aussi la détermination des forces vives du peuple réunionnais à faire avancer leurs causes dans ce cadre et ailleurs.
En effet, au moment où les deux préfets en charge de ce dossier allaient présenter l’organisation et le calendrier des États-Généraux à leurs invités, ils durent se précipiter à l’entrée de l’amphithéâtre pour répondre aux interpellations de représentants de deux collectifs d’associations socio-culturelles : Nou Tout Ansanm Pou Lavnir et Kiltir Partou. Philippe Thionville et Laurita Alendroit ont demandé à leurs interlocuteurs pourquoi des acteurs essentiels du développement durable de La Réunion — comme leurs mouvements et d’autres — n’avaient pas été invités.
MM. Maccioni et Delanglade leur ont répondu que les associations n’étaient pas invitées à cette réunion — ce qui est faux, car on en a vu plusieurs représentants. Finalement, devant la force et la justesse de la protestation des militants, ils ont accepté d’accueillir un représentant de chacun des deux collectifs à cette réunion.
Ils ont également déclaré que les ateliers et autres débats organisés dans le cadre de ces consultations de la population seront entièrement ouverts et que les États-Généraux seront ce que les Réunionnais en feront. On est d’autant plus d’accord avec ça que nous avons toujours dit que les Réunionnais ont à s’approprier cette initiative prise par le chef de l’État devant l’ampleur du mouvement contestataire aux Antilles et à La Réunion.
Mais la question est aussi de savoir quelle sera l’écoute des propositions des Réunionnais de la part du pouvoir parisien et de ses représentants dans l’île. Les droits sociaux fondamentaux des Réunionnais et l’identité culturelle du peuple réunionnais seront-ils enfin respectés, comme le prescrivent la Constitution de la République et la Déclaration universelle des droits de l’Homme ?
La mobilisation continue donc pour faire comprendre aux défenseurs du système actuel que les Réunionnais ne sont pas seulement des porteurs de propositions tandis qu’ensuite d’autres décideraient à leur place ce qu’ils vont en faire. Plus que jamais les Réunionnais veulent être des acteurs libres et responsables du développement solidaire de leur pays car la question essentielle reste bien : kisa i komann lavnir d’La Rénion ?
L. B.
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
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Messages
17 mai 2009, 17:12
bonjour
les associations ont été invitées mais je n’y suis pas allé (MLK)car je refuse d’adhérer à leurs propos.
fso