Crise de l’eau à La Réunion : les réserves agricoles arrivent à sec
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17 janvier 2018, par

La FAO souhaite mettre l’accent sur l’agriculture urbaine. Au moment où les circuits courts deviennent une alternative crédible, l’agriculture dans les villes permet de limiter la pollution et de vendre des produits moins chers. Elle est pratiquée par 800 millions de personnes dans le monde. C’est ce que précise la FAO dans un article dont voici un extrait :
« L’agriculture urbaine et périurbaine (AUP) consiste à cultiver des plantes et à élever des animaux à l’intérieur et aux alentours des villes.
L’AUP fournit des produits alimentaires de divers types de cultures (graines, plantes racines, légumes, champignons, fruits), des animaux (volailles, lapins, chèvres, moutons, bétail, cochons, cochons d’Inde, poissons, etc.), ainsi que des produits non alimentaires (herbes aromatiques et médicinales, plantes ornementales, produits forestiers, etc.).
L’AUP peut apporter une contribution importante à la sécurité alimentaire des ménages, en particulier durant les périodes de crise et de pénurie alimentaire. Les produits sont consommés par les producteurs ou vendus sur des marchés urbains tels les marchés de producteurs agricoles qui ont lieu le week-end dans de nombreuses villes et sont de plus en plus populaires. Les aliments de production locale sont plus frais, plus nourrissants et à des prix compétitifs car ils sont transportés sur de plus courtes distances et nécessitent moins de réfrigération.
Les consommateurs – en particulier les résidents des villes qui ont de faibles revenus – ont plus facilement accès à des produits frais et ils bénéficient d’un plus grand choix et de meilleurs prix.
Les jardins potagers peuvent être jusqu’à 15 fois plus productifs que les exploitations des zones rurales. Une superficie d’un mètre carré peut fournir 20 kg de nourriture par an. Les maraîchers urbains ont moins de frais de transport, de conditionnement et d’entreposage, et ils peuvent vendre directement à l’étalage dans la rue ou sur les marchés. Ils perçoivent plus de revenus qui iraient autrement aux intermédiaires. »
À La Réunion, la construction de grands ensemble a pour résultat de rendre les habitants de ces immeubles dépendants d’achats d’aliments pour se nourrir. À de rares exception, il ne leur est pas possible de disposer d’un jardin pour cultiver fruits et légumes. Or l’agriculture urbaine donne des résultats intéressants en termes de production et de baisse des prix. Cela n’est pas négligeable à La Réunion, où près de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté. D’importantes superficies peuvent être valorisées dans les villes. Des légumes peuvent remplacer le gazon. C’est un des moyens de l’autosuffisance alimentaire.
J.B.
Le Tampon : les retenues de Piton Sahales et des Herbes Blanches (plus de 600000 mètres cubes) sont vides
Yèr matin mwin té apré rogarde nouvèl dsi antenne é l’avé in linvité téi parl dsi la farine maniok. Lo ga téi parl in kopérativ maniok dann sid (…)
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