Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
23 mars 2017, par

2016 a donc été l’année la plus chaude jamais mesurée, a annoncé l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Elle a dépassé de 1,1 degré en moyenne la température qui était la norme avant l’émergence d’industries grandes consommatrices d’énergies fossiles, pétrole et charbon, responsables des émissions de gaz à effet de serre qui impactent le climat. Le record de 2015 n’a donc mis qu’un an à être battu. C’est le signe d’une accélération de la crise climatique.
Plus que jamais, il est nécessaire d’œuvrer pour changer de modèle de production, car désormais, les scientifiques estiment que nous entrons dans un zone de grande inconnue, à cause justement de l’accélération de la hausse de ces températures. La chaleur a un impact sur les océans, qui recouvrent plus de 70 % de la planète. Toutes les régions du monde sont concernées. Dans les régions tropicales, ce sont des sécheresses intenses et des cyclones violents. Des millions de personnes sont ainsi menacées par la famine.
L’année 2015 s’était conclue par l’adoption de l’Accord de Paris à la COP21. Ce traité remplace le Protocole de Kyoto, et il fixe des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre bien plus ambitieux. Les pays signataires ont en effet pris l’engagement de limiter en deçà de 2 degrés avec comme objectif 1,5 degré la hausse de la température moyenne à la surface de la Terre par rapport à l’époque préindustrielle. Sachant qu’en 2016, l’écart est déjà de 1,1 degré, la marge de manœuvre est donc très étroite.
L’arrivée au pouvoir aux États-Unis de dirigeants qui remettent en cause la responsabilité des activités humaines dans le changement climatique n’incite pas à l’optimisme. C’est en effet un pollueur historique qui risque de voir sa contribution à la catastrophe augmenter. Pour La Réunion, ce sont de mauvaises nouvelles. Car notre pays est une île tropicale, elle est donc particulièrement vulnérable au changement climatique, qui se traduit notamment par la montée du niveau de l’océan. Il est donc pour le moins étonnant que le principal investissement prévu dans notre île soit une route en mer, dont le coût va mobiliser l’essentiel des ressources. C’est en effet un ouvrage condamné par avance par le changement climatique. Le dernier rapport de l’OMM vient de le confirmer.
J.B.
Nos peines
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