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15 octobre 2020, par

Maurice produit plus de 10 000 tonnes de bananes par an. D’énormes quantités de « pseudo-tiges » de bananes sont jetées car considérées comme déchets.
C’est une matière que certain artisans ont décidés d’exploiter. C’est une ressource naturelle abondante que l’on retrouve à Maurice mais aussi dans pratiquement tout l’hémisphère sud de la planète. Elle se renouvelle en permanence une fois que l’on a récupéré le fruit. Les artisans ont décidé de récupérer le tronc du bananier. Ce déchet agricole sera transformé en revêtement décoratif. Ce dernier est un matériau décoratif écologique, car il est issu du bananier et surtout, ce produit ne vient pas de la déforestation qui prend de plus en plus de place sur la planète. Rappelons que la déforestation est une cause majeure de la perte de biodiversité et du réchauffement climatique. Elle provoque la perte des moyens de subsistance des populations locales qui en dépendent et la perte des ressources en eau.
Ce revêtement décoratif ressemble au bois mais ce n’est pas du bois et est naturel. Cette fibre travaillée est aujourd’hui très artisanale et traditionnelle pour la réalisation des nouages et cordages, mais devrait vite intéresser les designers pour développer par sa résistance, brillance ou encore sa longueur.
Les fibres de banane sont complètement biodégradables, recyclables et respectueuses de l’environnement. Utiliser de la fibre de banane permettrait de valoriser des déchets et de s’intégrer dans une logique circulaire ainsi que d’offrir un revenu supplémentaire aux producteurs car plus d’un milliard de tonnes de tiges de bananier sont jetées chaque année. De plus, elle offre une véritable alternative aux fibres habituellement utilisées.
Bertrand Ancelly
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