Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
8 novembre 2013, par

Mardi dernier, la Commission européenne a rendu publiques ses prévisions économiques. Dans le chapitre consacré à la France, Bruxelles ne partage pas la même analyse que Paris. La Commission estime que la France aura un déficit public de 3,7% au lieu des 3% annoncés pour 2015.
Rappelons que pour satisfaire aux règles du traité qu’elle a signé, la France doit maintenir son déficit public en dessous de 3%. C’était le cas jusqu’à l’arrivée de Sarkozy. Ce dernier a pris des décisions qui ont fait considérablement augmenter la dette de l’État. Lors de l’alternance en France en 2012, le nouveau gouvernement avait dit vouloir faire revenir le déficit public sous la barre des 3% en moins de deux ans. Faute de croissance économique susceptible d’augmenter les recettes de l’État par le jeu de l’activité, la diminution du déficit ne peut alors être possible que par la hausse des impôts, et/ou la baisse des dépenses.
Devant l’ampleur de la tâche, le gouvernement a réussi à négocier un report de l’échéance jusqu’en 2015. En échange, Bruxelles a donné des recommandations. De plus, le prochain budget sera examiné par la Commission européenne le 15 novembre. Autrement dit, les marges de manœuvre du gouvernement se réduisent.
Actuellement, les députés débattent du budget 2014. Par rapport à 2013, il prévoit 15 milliards d’euros d’économie. L’Outre-mer est directement concerné, car le gouvernement a supprimé les crédits du RSTA, ainsi que ceux de sa participation au bonus COSPAR. Mais apparemment, tout cela ne sera pas suffisant pour que la France respecte son engagement pour 2015. C’est ce qu’a dit la Commission européenne mardi.
48 heures plus tard, Bernard Cazeneuve, ministre du Budget, a donné la réaction du gouvernement. La semaine prochaine, un budget rectificatif pour 2013 sera voté, il prévoit l’annulation de 3 milliards de crédits. Cette opération vise notamment à éponger le coût de la guerre au Mali. Et ce n’est pas tout, car selon Bernard Cazeneuve, « nous avons déjà décidé de 15 milliards d’économies pour 2014. En 2015, il faudra porter notre ambition encore plus loin, et continuer en 2016 et 2017 ». C’est la condition pour « conforter notre modèle social et nos services publics ». Les collectivités ne doivent pas se faire d’illusion : la baisse des dotations sera maintenue à 1,5 milliard d’euros en 2015.
Cela remet totalement en cause la stratégie annoncée par les représentants du gouvernement à La Réunion. Ils ont dit qu’après deux ans d’austérité, les fruits de la croissance allaient être redistribués. Mais la feuille de route donnée par le ministre du Budget ne laisse aucun doute : ce sera l’austérité jusqu’en 2017. D’ici là, la population de La Réunion aura augmenté de 40.000 personnes sans que les engagements de l’État suivent, pour cause d’austérité.
J.B.
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Paris tombera-t-il dans le piège tendu par ceux qui veulent saboter le succès prévisible des prochains Jeux des îles aux Comores ?
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture