Edito

L’autonomie énergétique, un projet crucial pour la Réunion, dévoyée par le Président de région

David Gauvin / 20 avril 2021

Le 10 novembre dernier, le locataire de la Région était fier d’annoncer la fin des énergies fossiles et polluantes à la Réunion en 2023. En somme, il aurait été capable de faire mieux en moins de temps que Paul Verges. Mais derrière, les effets de communication, la réalité est tout autre.

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Evoquée par le biais des énergies renouvelables dans le plan de survie en 1975, l’autonomie énergétique a commencé à être mise en pratique quand Paul Vergès était président de la Région. Les conservateurs ont tenté de démolir ce projet. Mais la justesse de cette thèse se vérifie tous les jours. Mais, après avoir reconnu la justesse de l’analyse et de la planification, l’Etat a voulu le prendre à son compte dans le projet GERRI.

Le programme "GERRI" (pour Grenelle Environnement à la Réunion – Réussir Innovation), signé en 2008, visait notamment à assurer l’autonomie énergétique de l’île en 2030. "Gerri, c’est l’autonomie énergétique en 2030, c’est le développement accéléré et combiné du solaire, de la biomasse, des énergies marines, de la géothermie, de l’éolien ; une nouvelle stratégie pour les déplacements, avec notamment une migration vers le tout électrique à terme… C’est faire en sorte que la Réunion soit le premier territoire à entrer dans l’ère de l’après pétrole.". Voilà, comment le programme était présenté à l’époque. Il a été simplement supprimé en 2010 avec l’arrivée de Didier Robert à la Région.

Au centre de ce dispositif, il y avait l’ARER qui apportait l’expertise technique et mettait en place les démarches partenariales. Mû par sa soif d’argent public, il l’a transformé en SPL Energie Réunion avec poste de PDG à la clé. Et après l’avoir menée à la quasi-faillite, elle a été transformé en SPL Horizon Réunion. Comme à leur habitude, ils en ont fait un guichet d’achat de conscience. Pendant ce temps de multiple projet ont fui la Réunion, comme le projet SWAC de climatisation par l’énergie de la mer.

Mais voilà, l’année dernière il trouve la solution miracle, un accord confiant à deux multinationales la responsabilité politique d’atteindre l’autonomie énergétique. C’est à ALBIOMA et à l’EDF de mettre en œuvre ce projet crucial pour l’avenir de la Réunion. Ainsi Albioma s’est engagé à transformer les centrales thermique en centrale à biomasse. Il s’agit de ne plus importer du charbon d’Afrique du Sud pour le remplacer par de la biomasse. Mais là, il y a un problème. Nous n’avons pas la ressource en biomasse et elle sera importé des Etats-Unis. Idem pour les centrales au fioul qui seront converti au bioéthanol. Mais là encore le bioéthanol ne sera pas produit ici mais à Maurice et au Vietnam.

Leur autonomie énergétique consiste à transformer une dépendance par une autre. Au lieu de dépendre de l’Afrique du Sud pour le charbon, et du marché asiatique pour le pétrole, nous dépendrons des Etats-Unis pour la biomasse et du Vietnam voir du Brésil pour le bioéthanol. Il est vraiment temps de mettre fin au mandat du Président Didier Robert qui enfonce la Réunion tous les jours encore plus dans la crise systémique.

L’autonomie nous rend maître de notre destin. Hanluo Taihan

Nou artrouv’

David Gauvin



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  • Les élections locales et présidentielles approchent, la preuve, on en parle de plus en plus. revoici alors les temps des promesses, des meetings, puis ensuite des voitures munies d’enceintes pour nous abreuver de slogans, nous gêner dans nos siestes, déranger les bébés et les gramounes, On remarque que l’environnement devient important, tant mieux. Qui osera annoncer : "voter pour moi, pour le tout voiture", ou bien, "consommer plus pour vivre mieux", " soyez égoiste, on s’occupe du reste, pas de souci grâce à nous, votez", non. C’est la logique même de vouloir l’autonomie énergétique, les économies générées par l’arrêt de l’importation de charbon, par exemple iront au département-région. La Réunion a la chance de pouvoir en plus donner l’exemple à d’autres îles, tropicales ou pas entre le vent, le volcan, le soleil, la biomasse avec la bagasse, qu’esf-ce qu’on attend pour être heureux, ambitieux, soucieux des futures générations qui sinon, risquent, à juste raison de nous reprocher d’avoir tout saccager, consommer sans conscience, de manière bien égoiste finalement, comme les bichiques, la bétonisation, les bouchons polluants, les déchets, qu’on trouve des sommets des montagnes, dans les ravines jusqu’aix rivages, beurk ! Arthur.

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