Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
26 janvier 2017, par

Quelques semaines après la grève à Air Austral, le domaine du transport aérien a connu des annonces et des bouleversements.
Mardi, Corsair a inauguré sa nouvelle ligne entre La Réunion et Mayotte. Deux fois par semaine, elle va proposer un tarif défiant toute concurrence : 158 euros. Une condition cependant : ne pas avoir de bagage en soute. Depuis la création de cette ligne, Air Austral était la seule compagnie à l’exploiter. Cette liaison historique a permis à la compagnie réunionnaise de se développer. Air Austral doit donc faire face à la concurrence à partir d’aujourd’hui.
Corsair envisage aussi de venir sur la ligne La Réunion-Maurice. Dès que cette compagnie disposera des autorisations nécessaires, elle pourra proposer un aller-retour à 99 euros, c’est moitié prix. Jusqu’à présent, Air Austral et Air Mauritius, l’alliée d’Air France, se partagent le trafic. L’irruption de Corsair pourrait donc considérablement rebattre les cartes.
Du côté de la liaison avec la France, XL Airways ouvre une ligne à Toulouse. Rappelons qu’Air Austral exploitait des liaisons directes entre La Réunion et des villes françaises en dehors de Paris. Quand Didier Robert était arrivé à la présidence de la compagnie, il avait obtenu la fermeture de ces lignes. XL Airways montre combien cette décision a pénalisé Air Austral.
Cette ouverture s’inscrit dans le contexte de l’arrivée à La Réunion de la compagnie low-cost long courrier, French Blue. Adossée à Air Caraïbes, elle a la capacité de mener une guerre des prix qui pourra avoir d’importantes conséquences. Positives à court terme au niveau des prix, mais inquiétantes à moyen-terme pour Air Austral.
Au delà de La Réunion, Air France et Air Mauritius voient Emirates prendre des parts de marché sur la ligne Paris-Maurice. En effet, il est souvent moins cher de rallier l’Europe à Maurice en faisant une escale à Dubaï. Et en plus, les vols sont assurés en A380.
Voilà fort brièvement dressé un tableau de quelques faits qui pèseront dans les mois à venir. Pour préparer cette échéance, Air Austral s’est équipée de plusieurs Boeing 787 qui n’arrivent pas à assurer un vol sans escale à pleine charge entre Mayotte et Paris. Elle a préféré vendre le Boeing 777 LR qui était capable de remplir cette mission. Et plus grave est l’abandon du projet de l’A380 de 800 passagers qui permettait à Air Austral de commercialiser des billets d’avion 30 % moins cher. Privée de cet atout, peinant à obtenir un bénéfice malgré un prix du kérosène exceptionnellement bas et la subvention liée à la « continuité territoriale », Air Austral s’apprête à vivre des moments très difficiles. Elle doit ces difficultés aux décisions de sa direction, qui n’a pas su anticiper des changements inéluctables.
M.M.
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Messages
26 janvier 2017, 12:32, par Michel M
Gros doigt grand nez. Ou koné zhistoire boug là ? Non ce n’est pas l’histoire de Pinocchio, mais y ressemble. Mett un gestionnaire gros doigt aux commandes, donne a lu le plein pouvoir d’ajuster que sur le court terme et de détruire les projets de ces prédécesseurs. Sans aucune vision et d’anticipation sur les bouleversements futurs. An plis ke sa pou trompe bann usagers donne a lu un nez komm Pinocchio. Voilà koman baizeman dans ciel la Réunion y pète, et noutt compagnie réunionnaise, la zaile y reste pris dann la kole zakk. La lu la fé un pongnié z’erreur.