Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
9 janvier 2015, par

Dans trois semaines, ce sont les élections en Grèce. La coalition Syriza est favorite. Son programme est de mener une politique alternative à l’austérité. Depuis plusieurs années, la Grèce est en effet le laboratoire des politiques les plus dures. En échange d’un plan d’aide de l’Europe, du FMI et de la BCE pour renflouer les caisses, le gouvernement grec a fait subir à sa population les mesures rappelant les plans d’ajustement structurels imposés par le FMI aux pays du Sud.
Les retraités et les chômeurs ont été les premiers visés, puis c’était au tour des fonctionnaires d’être licenciés en masse. Pour ceux qui étaient maintenus dans leur poste, c’était l’obligation d’une baisse de salaire. Les mesures de régression sociale se sont étendues aux travailleurs du privé. Les services publics ont subi aussi une coupe drastique dans les budgets. L’égalité face aux soins n’est plus respectée et des enfants souffrent de malnutrition.
Il n’a suffi que de quelques années d’austérité pour casser plusieurs dizaines d’années de progrès social. Les coups ont été portés par un gouvernement socialiste, puis par un gouvernement de droite. Syriza est donc une alternative espérée par la population.
Pour empêcher cette coalition de partis de gauche de gagner les élections, les conservateurs agitent le spectre du chaos. Ils disent que si Syriza gagne, alors la Grèce abandonnera l’euro et elle sera ruinée. La chef du gouvernement allemand est intervenue dans la campagne, affirmant que la fin de l’euro en Grèce est une éventualité à ne pas écarter. Pour sa part, Syriza ne souhaite pas que la Grèce sorte de l’euro, la coalition compte mener des réformes sans changer de monnaie.
La Grèce est en crise, mais elle n’est pas la seule. L’Allemagne connaît la déflation. L’Union européenne vient aussi de connaître une période d’inflation négative. L’euro montre donc des signes de faiblesse. Par rapport au dollar, il est au plus bas depuis 2006, c’est-à-dire à un niveau en dessous de 2008, date du début de la crise des subprimes. Les Etats-Unis engrangent les bons résultats, avec cette fois un déficit commercial plus faible que prévu.
Cette chute de l’euro est la conséquence d’une crise que les dirigeants européens n’arrivent pas à résoudre. S’il s’effondre, ce ne sera pas la faute des Grecs.
Nos peines
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