L’exemple de Saint-André

5 juin 2004

Avant les dernières élections régionales et cantonales, le maire de Saint-André a convoqué son Conseil municipal pour le sur-lendemain du scrutin. Il était tellement sûr de gagner ces élections qu’il avait mis à l’ordre du jour une augmentation de 44,1% des impôts locaux, pour faire boucher par les Saint-Andréens les trous creusés dans le budget communal par une gestion municipale basée sur le pillage et le gaspillage des fonds publics.
La population de Saint-André, alertée, rassemblée et mobilisée par Éric Fruteau et Yvon Virapin contre ce nouveau mauvais coup du patron de l’UMP-La Relève, a infligé une cuisante défaite à ce dernier.
Malgré ce vote-sanction du 28 mars, deux jours après, Jean-Paul Virapoullé a fait voter par ses conseillers la hausse fiscale annoncée. En expliquant que c’est la faute à Brigitte Girardin et aux autres ministres, car les lois de décentralisation à la sauce Raffarin font supporter aux communes et aux autres collectivités locales des charges que l’État ne veut plus assumer. Belle hypocrisie d’un sénateur qui a voté ces lois.
Pour tenter d’éviter le 13 juin prochain un nouveau vote-sanction contre la politique injuste du gouvernement Raffarin, mercredi dernier au Conseil municipal, le maire de Saint-André a fait ramener la hausse des impôts de 44,1% à 26,7%. Soit un recul de plus du tiers. Ça c’est le résultat de la victoire des candidats de l’Alliance en mars. Une victoire payante, même si la hausse des impôts est encore beaucoup trop grande.
Si les Réunionnais veulent condamner une nouvelle fois la politique de l’UMP aux élections européennes, ils n’ont plus qu’à suivre l’exemple de la population de Saint-André.

L. B.


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Témoignages - 82e année


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