Edito

L’impunité des dirigeants d’Israël doit cesser

J.B. / 16 mai 2018

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Lundi dernier, plus de 50 Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne, et plus de 2.500 blessés. C’est le bilan de la répression d’une manifestation contre l’occupation de la Palestine par Israël, et contre l’ouverture d’une ambassade des États-Unis en Israël à Jérusalem.

La date choisie par Donald Trump pour ce transfert d’ambassade était symbolique. Elle correspond au 70e anniversaire de la création de l’État d’Israël. Cette date est aussi le point de départ de l’exil pour des centaines de milliers de Palestiniens, chassés de leurs maisons par la peur des exactions de l’armée israélienne. En contrepartie de son admission à l’ONU, l’État d’Israël s’était engagé à laisser les réfugiés revenir. Ce droit au retour n’a pas été respecté. C’est pour cette raison qu’à Gaza, des manifestations pacifiques ont lieu depuis plusieurs semaines pour demander le respect de cet engagement. La réponse du gouvernement israélien est de faire tirer à balle réelle sur la foule.

Le massacre de lundi a suscité de nombreuses protestations. Deux pays de l’OTAN, la Grande-Bretagne et les États-Unis, ont même demandé qu’une enquête internationale indépendante soit effectuée pour établir les responsabilités. Cette demande a été aussitôt rejetée par le gouvernement des États-Unis. Son ambassadrice au Conseil de sécurité de l’ONU a même déclaré qu’ « Israël a fait preuve de retenue ».

Au Moyen-Orient, non seulement Israël est le seul pays à occuper illégalement des territoires sans risquer la moindre sanction, mais en plus il détient l’arme atomique sans que l’OTAN s’en émeuve. Cette culture de l’impunité a des conséquences dramatiques. Elle ne contribue pas à la paix.

Aujourd’hui à Saint-Denis, des Réunionnais se rassembleront pour de nouveau manifester pour la paix en Palestine. Les États doivent agir pour que les dirigeants israéliens cessent leurs exactions.

J.B.