Edito

L’union des Africains est en route, mais comme toujours La Réunion regarde le train passer sans elle

David Gauvin / 26 avril 2021

L’Organe de règlement des différends de la Zone de libre-échange continentale tiendra sa réunion inaugurale aujourd’hui à Accra au Ghana. C’est une étape importante dans la mise en œuvre de la zone de libre échange continentale africaine opérationnelle depuis le 1er janvier. Quelle sera la place de La Réunion dans ce nouvel ensemble ?

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La zone de libre-échange continentale africaine est un projet en cours de création sur l’ensemble du continent africain. Elle doit regrouper la zone tripartite de libre-échange, qui doit inclure le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), avec d’autre part la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union du Maghreb arabe et la Communauté des États sahélo-sahariens. L’objectif du projet est d’intégrer à terme l’ensemble des 55 États de l’Union africaine au sein de la zone de libre-échange.

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) représente une véritable occasion de stimuler la croissance, de réduire la pauvreté et d’élargir l’inclusion économique en Afrique, et cela malgré la crise engendrée par le coronavirus, souligne la Banque mondiale. Selon un nouveau rapport de l’institution financière internationale, la ZLECAF pourrait rapporter à l’Afrique 450 milliards de dollars de revenus supplémentaires soit une hausse de 7%. 

La mise en œuvre réussie de la ZLECAF contribuerait à amortir les effets négatifs du coronavirus sur la croissance économique, en soutenant le commerce régional et les chaînes de valeur grâce à la réduction du coût des échanges. À plus long terme, l’accord continental ouvrirait aux pays africains des possibilités d’intégration et de réformes favorables à la croissance. En remplaçant la mosaïque d’accords régionaux, en rationalisant les procédures aux frontières et en donnant la priorité aux réformes commerciales, la ZLECAF pourrait aider les pays africains à renforcer leur résilience face à de futurs chocs économiques.

La Réunion fait partie de l’ère géographique africaine. Certains ont oublié cette notion essentielle de géographie. L’indocéanie n’existe pas. Avec le processus d’intégration africain, qui aboutira aussi à la création d’une monnaie unique permettant de stabiliser les changes, les Réunionnais prennent le risque d’être isolé dans leur propre ère géographique. Maurice, Madagascar, les Seychelles et les Comores ont intégré cet ensemble. La COI n’a pas été actrice dans cette intégration, elle court le risque de devenir une coquille vide. Nous devons pouvoir discuter avec nos voisins hors la tutelle de Paris, mais avec son accompagnement. Il est plus que temps que les Réunionnais soient Responsable du devenir de leur Pays.

« Il est clair que nous devons trouver une solution africaine à nos problèmes et qu’elle ne peut être trouvée que dans l’unité africaine. Divisés, nous sommes faibles, unie, l’Afrique pourra devenir pour de bon l’une des plus grandes forces de ce monde ». KWAME NKRUMAH

Nou artouv’

David Gauvin



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  • Effectivement , la Réunion comme Madagascar , Maurice , les Comores et les Seychelles , pourraient être intégrée à la zone géographique de l’Afrique , mais n’oublions pas que la Réunion est une île Française depuis que la France en a pris possession en 1642 et que ce statut d’ile française n’a jamais été remise en question mais au contraire a été revendiqué par tous les réunionnais lorsque nos voisins ont demandé leur indépendance .

    Le statut de Région Française frontalière nous donne le droit comme à toutes les régions françaises frontalières d’aménager notre relation avec nos voisins mais pas celui d’intégrer les unions ou associations qu’ils pourraient créer sans l’accord du gouvernement Français et l’approbation de nos parlementaires, députés et sénateurs . D’ailleurs si la question leur était officiellement posée par voie référendaire , je pense que les citoyens réunionnais refuserait cette intégration dans une zone de libre échange qui les tirerait plus vers le bas que vers le haut .

    Nous avons la chance d’être français et en même temps d’être européens , essayons d’abord de préserver les droits qui découlent de notre statut de français et d’européens . Nous pourrions certainement avoir des liens privilégiés avec cette zone de libre échange créée à notre porte mais sans forcément y être intégrés .

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  • Ça serait une très bonne idée mais les aliénés sont trop attaché à leurs franSSité...
    Pour ces "Kapon", tout ce qui est lié à l’Afrique n’est que pauvreté, famine, etc...
    Assimilés à 100%, ils se pensent plus zorey que le zorey ! Le paradigme dans lequel est plongé nout péï n’est pas le bon et encore moins le notre.
    Changeons cela !
    Tir malol é rouv zot zyé mon pép !

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