Edito

L’union des Réunionnais continue de progresser

LB / 7 mars 2009

C’est un des constats essentiels après les grèves et manifestations du 5 mars à l’appel du COSPAR (Collectif des Organisations Syndicales, Politiques et Associatives de La Réunion) : l’union des Réunionnais pour agir en faveur d’un autre "vivre ensemble" ne cesse de se renforcer. Et cet atout essentiel doit continuer à être enrichi sans cesse.
En effet, malgré les premières annonces positives obtenues de l’État dès jeudi et l’ouverture de négociations hier, un chemin long et difficile reste à parcourir. Car des changements nombreux et profonds sont à opérer sur le plan politique, économique, social, culturel et environnemental, si l’on veut réellement ne plus continuer dans le modèle actuel.

Laissons donc de côté les diversions et fantasmes qui obsèdent certains observateurs, indifférents aux problèmes de La Réunion, du style : "Qui manipule qui ?" "Qui récupère quoi ?"… De même, "bordons" les stigmatisations contre tel groupe ou telle personne en fonction de son étiquette ou de son comportement.
À chacun d’assumer ses contradictions, mais aussi à chacun d’apporter sa contribution, aussi modeste soit-elle, à une solution globale à la crise. À cette fin, nous disons non aux comportements sectaires, ostracistes, dogmatiques et fanatiques, et vive le respect dans le débat démocratique !

Enfin, évitons de condamner et de vilipender les personnes qui commettent des troubles ou des incidents, car cela ne sert strictement à rien et cela prouve que l’on sous-estime parfois l’ampleur du ras-le-bol dans le "2ème monde". Sans justifier certaines dérives, n’oublions pas que les plus graves troubles sociaux sont l’injustice, les inégalités, l’exclusion.
Voilà pourquoi il faut privilégier l’union pour La Réunion. Comme le disait sur un drapeau (notre photo) un jeune Portois venu à la manif de Saint-Denis à vélo, en citant l’artiste Kaf-Malbar : "La Réunion, nout tout la main dan la main".

L. B.