Edito

La casse sociale avant la transition écologique

J.B. / 7 juillet 2017

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Le gouvernement a présenté deux plans hier. Le premier concerne le climat. Il comprend des mesures encourageantes visant à se conformer à l’Accord de Paris. Il s’agit notamment de la fin de la délivrance de permis de recherche de gisements d’hydrocarbure, ou de l’arrêt de la commercialisation des voitures à moteur thermique en 2040. Il reste donc moins de 25 ans pour réaliser cette transition. Pour La Réunion, ce sera un défi considérable étant donné le retard pris depuis 2010. Avant cette date, la Région Réunion travaillait sur la couverture de la route des Tamarins par des centrales photovoltaïques. Le but de ce chantier était de fournir de l’électricité pour alimenter les moteurs des voitures électriques. Depuis 2010, ce projet est au point mort, il est urgent de le relancer.

L’autre annonce du gouvernement est beaucoup moins encourageante. Il s’agit de l’application du plan d’austérité dans la fonction publique. Il confirme la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires. Pour La Réunion, les conséquences seront dramatiques. En effet, l’état de pauvreté de la population rend encore plus important le besoin de services publics. Avec des effectifs en baisse, le service rendu se dégradera, ce seront les plus pauvres qui trinqueront.

Le gouvernement souffle le chaud et le froid. Il est important de remarquer néanmoins que les mesures d’austérité et de restriction des droits telles que la prolongation de l’état d’urgence ou les changements dans le Code du Travail sont discutées dès maintenant, tandis que l’application concrète de la transition écologique semble beaucoup moins urgente.

J.B.