Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
13 novembre 2012

Hasard du calendrier, les Etats-Unis renouvellent leurs dirigeants suivis une semaine après par les Chinois. Au-delà, de la différence du système politique, cette coïncidence touche les 2 plus importantes puissances économiques du moment. Ce sera le statu quo. Les Etats-Unis ont reconduit les Démocrates au pouvoir. En Chine, ce sera toujours le PCC. Seuls, les défis changent.
La Chine s’avance sur la première place du podium mondial.
Demain, le Congrès du Parti Chinois désignera officiellement ses nouveaux dirigeants qui auront la lourde tâche de faire passer leur pays à la première place mondiale. Tous les analystes sont formels : en termes de PIB, la Chine qui est actuellement à 2e place derrière les Etats-Unis va prendre la première place avant 2 décennies. C’est un succès fulgurant obtenu seulement en une génération, sous la direction du Parti Communiste Chinois.
En effet, c’est en 1978 que le PCC a pris ce tournant historique, soit 11 ans avant que ne s’effondre le système soviétique en 1989. Avec le recul, personne ne peut contester la clairvoyance des dirigeants chinois de l’époque avec à leur tête, Deng Xiao Ping. L’Occident a sous-estimé la capacité des Chinois et leur soif d’effacer l’humiliation endurée par l’occupation coloniale européenne et japonaise. L’attitude condescendante à propos de « l’économie de pacotille » se transforme désormais en émerveillement devant les progrès technologiques et l’innovation en cours.
Le positionnement de la Chine à la première place va s’accompagner d’une nouvelle perspective historique : la fin du modèle de développement occidental et l’ouverture vers le Développement durable, moins gaspilleur des ressources naturelles. Il n’y a pas d’autre chemin à prendre, car l’Inde cherchera à se hisser à la deuxième place, reléguant les Etats-Unis à la 3e place. Le maintien de ces 2 pays milliardaires en habitants en tête du classement nécessitera obligatoirement ce changement de cap historique.
Ainsi, l’instant politique signe l’arrivée à la direction économique du monde de 2 anciens pays que les puissances occidentales ont mis en pièces durant la colonisation. Tout ce changement est passionnant pour La Réunion qui cherche de nouvelles ouvertures à l’Occident riche, mais cher et éloigné. Le débat réunionnais sur la politique de Développement durable va s’accentuer sous la pression des nouvelles idées qui vont surgir des économies émergentes. C’est à ce moment que l’on mesurera le gâchis engendré par la remise en cause de la politique de la Région Réunion par une équipe totalement étrangère à cette vision historique.
Que La Réunion reprenne vite sa place dans le concert des économies durables !
Ary Yee Chong Tchi Kan
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