Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
11 octobre 2013, par

À moins de 6 mois des élections municipales, les déclarations de candidature se multiplient. Pour les programmes, il faudra attendre plus tard. À ce jour, un seul parti a rendu publiques ses propositions, il s’agit du PCR. Lors de son 8e Congrès, les délégués des sections ont débattu et voté une plate-forme municipale. C’était au mois de juillet. 9 mois avant les élections, le PCR a donc publié son programme pour les élections. Tout est clair et transparent, les électeurs savent à quoi s’attendre.
Tout le monde ne peut en dire autant. C’est en particulier le cas du parti fondé par la doyenne des députés de La Réunion (16 ans de mandats). Le programme devait être connu au mois de juin dernier. Les électeurs attendent encore. Un gros mensonge. Si jamais celui-ci devrait voir le jour, sera-t-il aussi vide que le nombre de propositions de loi que la présidente de cette organisation politique a fait adopter par la représentation nationale ?
Manifestement, ce vide n’inquiète pas les fabricants de créatures médiatiques. Leur procédé personnalise à outrance les débats politiques. Cela permet de censurer les questions que se posent les Réunionnais, car dans cette politique spectacle, il n’est pas question de programmes, mais de personnes. Or, voici qu’arrive à grands pas un rendez-vous capital pour les candidats-députés : le vote du budget.
Ce moment est tellement redouté que les dissidents socialistes du Progrès ont lancé le premier tir de barrage : dans un communiqué triomphateur, Lebreton, Jean-Claude Fruteau, Vergoz et Vlody disent avoir sauvé la défiscalisation… est-ce pour dire qu’ils voteront le reste les yeux fermés ?
Car le budget 2014, ce n’est pas que la défiscalisation. Ce sont aussi des restrictions dans les dépenses publiques ainsi que des prélèvements supplémentaires. Le gouvernement ne l’a jamais caché : pour respecter les engagements pris envers l’Europe, ce budget sera le plus rigoureux depuis bien longtemps. Un seul exemple : le projet prévoit de baisser les subventions versées par l’État aux collectivités. Ce sont les communes qui seront le plus mises à contribution. Jamais dans son histoire, La Réunion n’a compté autant de députés. Tous les sept disent soutenir le gouvernement. Au-delà de toutes les proclamations, leur vote sera déterminant.
Des candidats à un mandat de maire vont-ils voter pour une baisse des crédits affectés aux communes de La Réunion par Paris, tout en proclamant, ici, la main sur le cœur, qu’ils vont créer des emplois, des crèches ou des logements sans augmenter les impôts ? Des médias complaisants ne pourront plus essayer de relooker leurs favoris, car il suffira de 3 clics sur l’écran d’un téléphone pour connaître la nature du vote de la députée.
J.B.
Nos peines
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