Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
10 novembre 2012, par

Victorin Lurel vient dans notre pays pour la 2e fois depuis qu’il s’occupe des Outre-mer. Il était déjà venu durant la campagne électorale où il s’est distingué par une ingérence caractérisée dans le fonctionnement d’une organisation partenaire, le PCR, qui, de surcroît avait fait campagne dès les primaires en faveur de Hollande. Il a entendu François Hollande s’exprimer à Saint-Louis sur ses engagements envers le PCR et le peuple réunionnais.
Les élections sont terminées. Les Réunionnais attendent des actes concrets. Pour l’instant, M. Lurel parle beaucoup ; ses derniers propos ont soulevé l’indignation. Le PCR s’est exprimé dans un communiqué.
En effet, il y a 157.000 Réunionnais à Pôle emploi ; les jeunes sortis du cycle scolaire sont à 69% au chômage. Il est regrettable qu’il n’y ait que 5.000 solutions « emploi d’avenir » et qu’en plus on exhibe les personnes recrutées comme pour dire « merci ». Il y a des signes qui montrent que le mépris colonial n’a pas disparu. Un peu de décence n’aurait pas fait de mal. Car, le travail est un droit, reconnu par la Constitution.
Pour des raisons politiciennes, les carences gouvernementales ne permettent pas à l’État d’assumer ses responsabilités et appliquer le droit. C’est la même chose pour le Droit Au Logement Opposable qui ne peut être appliqué parce que le gouvernement ne donne pas les moyens à l’État d’agir selon le droit. Avoir un travail ou un logement relève du droit, mais pas des petits arrangements indignes. La société est gangrenée par le clientélisme et l’exhibition médiatique.
Et, puis, il y a le pouvoir d’achat. La vie est chère pour tout le monde. C’est le dossier essentiel, car cela touche le niveau les revenus et les prix. Or, on parle beaucoup des prix des marchandises, mais on fait le silence sur les revenus ; pourtant, c’est le dossier le plus facile, car c’est le gouvernement qui décide du montant des revenus. Le gouvernement ne peut pas entretenir la discrimination. La classe politique locale ne peut plus faire la sourde oreille. Les propos de Lurel sur la prime COSPAR et le RSTA ont montré les limites de la décence des sur-rémunérés qui demandent la fin d’une prime arrachée de haute lutte, en attendant le traitement au fond. Ne touchez pas à nos primes avant de tout mettre à plat. La classe politique Réunionnaise va-t-elle, enfin, assumer ses responsabilités ?
J.B.
Nos peines
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