Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
6 février 2018, par

La conférence de presse dimanche de la Chambre d’agriculture et de la CGPER rappelle que l’avenant à la Convention canne signé en juillet dernier n’a fait que repousser le problème. La crise est toujours là, et le nombre de livreurs de cannes va encore diminuer avec les suppressions d’emploi que cela suppose. Cela représente 500.000 tonnes de canne livrées, soit plus du quart de la récolte 2017.
En effet, en raison de la sécheresse, la richesse en sucre a baissé. Cela concerne particulièrement le Sud. Or, les planteurs sont rémunérés avant tout en fonction de la richesse des cannes livrées. D’un autre côté, la quantité de canne livrée est en hausse. Autrement dit, pour une quantité de matière première livrée supérieure, l’industriel paie moins cher.
Cela pose une nouvelle fois la question de la répartition des richesses de la canne. L’an dernier, les planteurs ont récolté et livré près de 2 millions de tonnes de canne à une seule entreprise, Tereos. Combien ces cannes vont-elles rapporter en sucre, électricité, alcool ? Car il y a fort à parier que l’usinier ne perdra pas d’argent à la différence des planteurs prisonniers d’un système injuste.
J.B.
Nos peines
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