Edito

La faim ne prend pas de vacances

Bertrand Ancelly / 3 juillet 2020

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Déjà active avant le début de la crise sanitaire, les associations poursuivent leurs activités de distribution de colis alimentaires malgré des dons en nette diminution. La vie est devenue très compliquée pour un grand nombre de personnes à faibles revenus ou en situation de précarité.
Prés de 20Kg de nourriture sont distribuées gratuitement dans un seul colis à ceux qui en ont le plus besoin. Un colis précieux pour les milliers de personnes qui viennent profiter de ces opérations d’aide. Pour les familles les plus en difficulté, il n’est pas facile de faire face au regard des autres alors qu’il n’y a aucune honte à demander de l’aide. L’opération est souvent un succès car des centaines de personnes attendent depuis plusieurs heures avant le coup d’envoi de l’événement.

Bénévoles et salariés se réunissent pour distribuer ensemble plus de 1000 colis aux plus démunis. Une occasion pour créer, au-delà de la distribution, des temps de partage et de rencontre pour des personnes souvent isolées.
Œufs, farine, conserves ou encore de la compote : de quoi tenir quelques jours. Ces produits sont surtout des invendus récoltés auprès des magasins. C’est une manière d’aider les commerces et la grande distribution à trouver des solutions à leurs invendus alimentaires. Le choix est dont variable selon les arrivages.

Cela montre malgré tout le degré de misère sociale qui vient aujourd’hui frapper notre société. Nous espérons tous qu’il y ait une synergie des associations du monde associatif pour essayer d’agir en ce sens pour aider ceux qui vivent dans la plus grande détresse. Tout cela est possible par des centaines de bénévoles qui consacrent leur temps sans compter. Une petite équipe soudée qui fait un gros travail de logistique et de préparation. Ils sont mobilisés pour préparer, acheminer et distribuer les colis soit des tonnes de nourritures.

Bertrand Ancelly