Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
1er juin 2013, par

Cette phrase est la conclusion d’un texte rendu public par le Conseil Européen ayant pour titre : « RECOMMANDATION DU CONSEIL pour qu’il soit mis fin à la situation de déficit public excessif en France ». Ce document n’a pas plu aux autorités françaises qui se sont empressées de réagir en accusant le président de la Commission européenne, M. Barroso, d’ingérence dans la conduite des affaires françaises. Mais, qualifier le déficit public français d’« excessif » ne laisse planer aucun doute sur le jugement des commanditaires du texte.
Cette « recommandation » est la suite logique du délai supplémentaire de 2 ans qui a été accordé à la France pour respecter ses engagements. À l’époque des faits, cet accommodement des autorités européennes avait été salué positivement par le gouvernement. Probablement, le dossier français avait été bien défendu, mais Bruxelles n’a pas confiance ; elle a préféré placer des garde-fous. En rendant publiques les mesures préconisées, le Conseil a pris date. Ce faisant, celui-ci a exprimé sa puissance et marqué la fin de la souveraineté française.
Cela apparaît clairement dans ce paragraphe : « les autorités françaises sont invitées à faire état des progrès accomplis dans la mise en œuvre de ces recommandations au moins tous les six mois, et consacreront à ce sujet un chapitre distinct des programmes de stabilité, jusqu’à ce que le déficit excessif ait été intégralement corrigé. » Le ton est direct et ferme.
En fait, ce n’est même plus une recommandation ; c’est quasiment une injonction. Désormais, la France est une province de l’Europe et c’est le Conseil qui dirige. Les ministres français agissent comme des collaborateurs du Conseil qui a le pouvoir de sanctionner. Cela devrait faire réfléchir les élus Réunionnais qui ont torpillé la direction régionale présidée par Paul Vergès, et son vaste programme de redressement économique qui était en cours de réalisation. Les fonds disponibles et les retards accumulés ne se rattraperont plus jamais.
Puisse cette aimable « recommandation » du Conseil européen ramener à la réalité nos adversaires qui se sont repus d’anti-PCR ou d’anti-Vergès, en oubliant que la France n’est plus la France. On n’est pas gâté quand on a des députés qui tonnent par leur silence. Face aux injonctions européennes, nous attendons vivement les réactions des représentants de la République.
J.B.
Nos peines
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