Edito

La révolte des « non essentiels »

Bertrand Ancelly / 5 novembre 2020

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Avec le confinement appliqué en France métropolitaine, les commerces jugés « non essentiels » ont dû baisser le rideau. Cela a été le cas des restaurants, bars, magasins de jouets ou encore librairies. Ces commerces ne se sont pas laissés faire, car ils n’allaient pas accepter qu’une grande surface ait le droit de vendre des livres, vêtements, fleurs ou autres alors qu’eux-mêmes, spécialisés dans ces ventes, n’avaient pas le droit de rester ouvert. Ce grand flou gouvernemental n’a pas permis d’améliorer la confiance des Français en ce gouvernement qui ne cesse de mettre de côté l’équité au sein de notre pays.

Ils ont décidé de se révolter en ouvrant leur boutique et en désobéissant au gouvernement. Mettre fin à l’injustice était leur revendication. Aucune explication n’était justifiée pour laisser ouvert ces grands magasins, ceux du CAC 40 qui se font des millions avec notre argent. Certains pourraient percevoir cela comme une désobéissance majeure ou une illégalité, mais ils ne font tout simplement que de la résistance pour que leurs commerces restent en vie, car ils ne veulent pas voir leurs salariés au chômage. C’est le principe de réalité qui prime en eux.

Malgré l’arbitrage du gouvernement interdisant la vente dans les grandes surfaces des produits qui ne sont pas de première nécessité, cela ne change en rien la détermination de ces petits commerces qui vont rester fermés de très nombreuses semaines. Ils crient a la concurrence déloyale des magasins restés ouverts mais surtout, contre Amazon, symbole et leader du commerce en ligne qui devrait clairement profiter de ces magasins fermés. N’oublions pas que notre président n’a cessé d’inciter les Français à recourir à l’e-commerce face aux rideaux fermés. Il n’a fait que pousser les gens vers ces plateformes internationales qui ne paient pas d’impôts et qui détruit les emplois. C’est ce même gouvernement qui les exonère de toutes taxes, contrairement à ce que paient nos commerçants qui sont aujourd’hui fermés.

Cela a entraîné l’indignation de nombreux élus locaux qui sont venus en soutien, s’insurgeant contre ces fermetures de commerces qui avaient été durement touchés par le dernier confinement. Au lieu d’être soutenu par les préfets, qu’avons-nous vus ? Des préfets qui ont dénoncé des arrêtés « illégaux » en contradiction avec le décret gouvernemental, n’attendant uniquement qu’une décision du tribunal administratif pour le faire annuler. Qu’en est il devenu de ce couple préfet/maire qui devaient agir ensemble…

Le gouvernement doit respecter la profession, leur travail et respecter la devise de la France à savoir « Liberté, Egalité, Fraternité », faisant aujourd’hui partie de notre patrimoine national. L’égalité entre chacun est le principe de notre vie, de notre belle France, qui doit être respecté et surtout appliqué. En voulant faire un confinement à demi-mesure, en voulant choisir l’économie ou la santé non conjointement, il risque de perdre des 2 cotés.

Bertrand Ancelly