Edito

La richesse inexploitée du volcan du Piton de la Fournaise : la géothermie

J.B. / 14 septembre 2016

Depuis dimanche, le volcan est entré en éruption. La vue des coulées de lave est très accessible. Les pentes entourant l’enclos du Piton de la Fournaise sont donc fréquentées. Les images sont diffusées dans le monde entier. Elles donnent une vision de La Réunion plus sympathique que les attaques de requin. Des retombées positives sont donc attendues pour le tourisme.

L’éruption du Piton de la Fournaise résulte d’une quantité énorme d’énergie. Des forces considérables agissent pour chauffer la roche jusqu’à son point de fusion et pour l’expulser dans l’atmosphère. La Réunion doit son existence à son volcan. Son existence se compte en dizaines de millions d’années. Au gré de la dérive des continents, il a façonné une partie du socle de l’Inde, les trapps du Deccan. Il a ensuite donné naissance aux Maldives, puis à l’archipel des Mascareignes. Enfin, il a fait émerger La Réunion du fond de l’océan. Notre île est un empilement de coulées de lave culminant à plus de 3000 mètres d’altitude.

Le volcan de La Réunion est donc une source d’énergie puissante et durable, inépuisable à l’échelle de la vie de l’espèce humaine. Mais cet atout est totalement inexploité. Il existe pourtant des techniques permettant de transformer la chaleur d’un volcan en électricité, c’est la géothermie. Dans l’Est de l’Afrique, il est prévu de doté la région du Rif d’un chapelet de centrales qui contribueront à l’autonomie énergétique de plusieurs centaines de millions de personnes. Avant 2010, la Région Réunion soutenait un projet destiné à mettre en valeur le trésor sur lequel repose notre île. Des études avaient été menées, et des sondages étaient prévus. Ils tablaient sur la découverte d’une ressource permanente, capable de remplacer une centrale thermique équivalente à celle du Gol ou de Bois-Rouge. La centrale devait se situer à la Plaine des Cafres. Elle devait exploiter la ressource grâce à des forages en biais qui préservaient le massif du volcan des nuisances visuelles.

Mais l’arrivée de Didier Robert au pouvoir grâce à la complicité de la Fédération du Parti socialiste et de Huguette Bello a remis en cause ce projet. Tout a été stoppé, et les Réunionnais ont été privés d’une source d’énergie gratuite et infinie. Les conséquences sont visibles, car à La Réunion la part des énergies fossiles ne cesse d’augmenter, ce qui est en totale opposition à l’Accord de Paris adopté l’année dernière à la COP21 et récemment ratifié par la Chine et les États-Unis. Souhaitons que les images spectaculaires de la deuxième éruption volcanique de l’année fasse réfléchir les responsables réunionnais de la politique énergétique de La Réunion. Un retour à la raison s’impose.

J.B.



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  • Au delà de toutes politiques partisanes, l est certain qu’il y a eu de nombreuses pistes sur l’énergie géothermique à La Réunion.J’ai entendu parler de sources de chaleur,( il y a même eu quelques forages) à La Plaine des palmistes, à la plaine des cafres, du coté de Sainte rose et m^me sous la plaine des sables. Une usine géothermique a même été évoqué dans ce dernier lieu, à la grande fureur des défenseurs de l’environnement.
    Mais bizarrement, il y a fort longtemps que je n’avais plus entendu parler de ces projets ; souhaitables ou pas.

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  • L’usine géothermique était prévue à la Plaine des Cafres et pas à la Plaine des Sables, pour tenir compte de l’impact sur le paysage et sur l’environnement. Elle n’était donc pas située dans la zone du Bien inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

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  • J’ai milité contre ce projet et je prétend le connaitre pour avoir longuement etudié le dossier deposé à l’enquete publique :
    - Il s’agissait du projet de 3 forages dans la plaine des sables
    - Les geologues pressentaient une source de chaleur qui correspondaient à la chambre magmatique d’un volcan eteint il y a 400.000 ans. Ils pressentaient aussi qu’il n’y avait aucune circulation d’eau chaude. Les analyses geochimiques de l’eau le confirmaient. Contrairement au site de bouillante, alimenté par l’eau de mer, ou les sources d’eau chaudes naturelles foisonnent, cela n’a jamais ete le cas à la plaine des sables.

    Le sol est tellement poreux que l’eau s’infiltre jusqu’a la mer ; C’est la raison pourt laquelle St philippe capitale de la pluviometrie a tellement de probleme de penurie d’eau potable. Non seulement il n’y a pas d’eau, mais a plus forte raison elle n’a aucune chance d’atteindre les T° esperée pour faire de l’energie.

    On pourrait enumerer encore les nombreux points du dossiers qui permette de conclure que ce projet avait pour seule vocation de satisfaire la curiosité scientifique avec un carrotage du sol sur 2000 metres et en aucune maniere la moindre retombée geothermique. On peut être contre Didier Robert et les socialauds, ca n’empeche pas d’etre un minimum honnete.

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  • L’operation des fouilles avait eu lieu dans le cirque du volcan même , mélangeant volcan en activité et source de vapeur chaude pour ne rien donné. Une rallonge à l’entreprise afin de ne pas resté sur cet échec, une suite, cela avait été dans le cirque de Salazie, résultat IDEM ! Tout ceci avait eu lieu suite à ce qu’on avait pu faire en Guadeloupe "Bouillante" qui était restée avec une puissance très, très limitée. Ce Qui donnait lieu a un abandon en 2013 d’EDF de l’Ademe et autres et mise sous tutelle de la Société Américaine "Ormat" pour qui c’est un des maillons d’un projet plus important dans les Caraïbes avec au Coeur une centrale Dominicain et des câbles marins vers les autres îles. Attention là aussi ce n’est qu’un projet de la société Américaine. Comme pour le solaire et les éoliennes avec tout ce que cela peut coûter à la société d’achat de l’énergie et les subventions des finances des collectivités avec l’argent du contribuable au regard de la quantité d’énergie réellement fournie. 2013 EDF enterrait Bouillante aussi au vu de la cherté du coût de production. Un peu comme les trois éoliennes "verger Ste Marie" , aussi la Centrale Hydraulique Rivière de L’Est ou toute cette eau pure jetée à la mer avec l’affabulation de pouvoir vendre cette eau . Beaucoup de ceux qui ont cru ne sont plus là, on est à pas loin de 50 années ...Ces sont des rêves qui coûtent chers, dont notre île n’en a nullement besoin .

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