Face à la menace d’une crise globale à La Réunion, le silence inquiétant des élus réunionnais
28 juillet, parImpact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
7 juillet 2011, par

Coup de tonnerre mardi avec la publication du rapport du Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (DESA). L’utilisation du charbon et du pétrole est en train de conduire l’humanité à la catastrophe, elle est « sur le point de dépasser les limites de la planète en raison du réchauffement climatique et de la perte de biodiversité ».
La seule alternative proposée par le DESA : « une transformation technologique, à une plus grande échelle et dans un laps de temps beaucoup plus court que la première révolution industrielle, est nécessaire ». Pour mener à bien une telle entreprise, la rupture avec le modèle dominant est inévitable selon les Nations Unies, car la coopération entre les États devra être renforcée, la société sera transformée par l’émergence de « meilleures valeurs sociales ». Conclusion : « Le statu quo n’est pas une option ».
À La Réunion, la dernière grande rupture remonte au 19 mars 1946, c’est l’abolition du statut colonial par la loi. Ce texte venu des Outre-mer et adopté par la représentation nationale a été à l’origine des profondes transformations de ces 60 dernières années. Aujourd’hui, les Nations Unies disent que la seule solution pour empêcher une « catastrophe planétaire majeure », c’est de transformer profondément la société. Autrement dit, c’est un appel à un nouveau 19 mars, mais à l’échelle de la planète.
Voici trois ans jour pour jour, notre île accueillait la conférence de l’UICN sur la biodiversité et le changement climatique. Durant cinq jours, 400 experts de 43 pays se sont entendus sur un texte intitulé "Message de La Réunion". Ce document propose de profonds bouleversements, comme placer les énergies renouvelables au centre des politiques de développement, renforcer les liens entre les îles et leurs voisins et les efforts pour l’adaptation, notamment en intégrant les Outre-mer dans l’Alliance mondiale de la lutte contre le changement climatique. Grâce à leur situation géographique et leurs liens historiques avec les pays de leur environnement régional, les îles sont essentielles dans les transferts de technologie à destination des pays en voie de développement. Trois ans plus tard, ce Message de La Réunion est plus que jamais d’actualité.
Car pour l’ONU, une révolution doit remettre en cause le modèle issu de la Révolution industrielle du 19ème siècle en Europe. C’est la rupture inévitable comme horizon. À l’aube de ce 19 mars planétaire, saurons-nous être à la hauteur de nos prédécesseurs qui ont réussi la rupture avec un système qui condamnait l’écrasante majorité de la population à la misère ?
J.B.
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Mézami fitintan, kan nou la romark la départmantalizassion téi pé pa done anou la Rényon ké nou téi vé, mi rapèl bien nou lété nonbré pou diskite (…)
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Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
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Mézami so matin l’ariv amwin d’ékoute in radio épi toudinkou in sobatkoz la pété. Rant sak i di mourong sé in bon nouritir é sak i di sa lé nil (…)
Messages
7 juillet 2011, 11:42, par Latifa
SVP, n’omettez pas de mettre entre parenthèses et systématiquement la signification des sigles. Merci