Après la protestation, où est le projet pour sortir La Réunion de la pauvreté ?
25 juillet, parCombattre les causes du chômage de masse
4 septembre 2010, par

Cet après-midi, nous nous rassemblerons sur l’Esplanade des Droits de l’Homme, pour refuser "la politique du pilori" d’un gouvernement qui remplit des avions de Roms dans le but de détourner l’attention de sa politique de casse sociale et de flatter l’électorat de l’extrême-droite.
Face au spectacle des familles brutalement déplacées, de la surenchère xénophobe, des violences et de l’entassement d’êtres humains dans des camps installés à la hâte, nous sommes nombreux à avoir ressenti que la xénophobie d’État achevait de s’institutionnaliser… Et qu’il fallait réagir, pour qu’après être devenue banale, elle ne devienne pas normale. Pour cela, les rassemblements qui se tiendront aujourd’hui sur tout le territoire de la République française seront une sommation citoyenne. Ils exigeront, aussi, que le droit européen, si implacable lorsqu’il s’agit de garantir la libre circulation des capitaux et des marchandises, s’applique envers ces citoyens européens que sont les Roms.
À 10.000 kilomètres de distance, nous avons été choqués et émus par la souffrance d’hommes et de femmes, que la plupart d’entre nous ne connaissent pas et n’ont jamais vus. Mais comme l’opinion française, l’immense majorité des Réunionnais ignore qu’à quelques centaines de kilomètres de nos côtes, entre les îles de Mayotte et Anjouan, la xénophobie d’État, la brutalité envers les migrants sont devenues depuis longtemps une macabre routine qui, pour satisfaire aux exigences d’une législation absurde, prélève chaque année un lourd tribut en vies humaines.
Depuis l’instauration en 1995 du visa dit "Balladur", la liberté de circulation entre les populations des deux îles, liées par d’innombrables liens familiaux, a été rompue. Pour continuer à vivre, à commercer, à se marier, Anjouanais et Mahorais s’entassent dans de minuscules embarcations - les "kwassa-kwassa" -, pour franchir les 70 kilomètres de mer qui séparent les deux terres. Bien souvent, ces barques fragiles sombrent et leurs occupants disparaissent, noyés, dans le grand silence de la mer.
Ce silence, quand sera-t-il brisé ? Quand l’opinion saura-t-elle qu’avec 16.000 Anjouanais chassés chaque année, la moitié des expulsions pratiquées par la France a lieu entre Anjouan et Mayotte ? Quand verra-t-elle que le camp de rétention de Pamandzi est le pire de la République ? Que les détenus qu’on y jette ne disposent même pas d’un mètre carré chacun, que femmes et enfants y sont retenus pèle-mêle, sans hygiène ni soins ? Quand le monde saura-t-il que, depuis 1995, c’est par milliers que se comptent les noyés, victimes d’une xénophobie d’État qui, loin du regard des caméras et des journalistes, a eu toute liberté pour affûter ses mécanismes ?
G.G.-L.
Combattre les causes du chômage de masse
Mézami bann marmaye lékol lé an vakanss, mé pandann tan-la bann zadministrassion i prépar la rantré skolèr é biensir i fé an sort sa i spass dann (…)
In kozman pou la rout
« La Voix des Origines : Ces géants qui ont pensé l’Afrique unie » — Épisode 9 : Épilogue
Rapprocher les lieux d’habitation des bassins d’emploi
Un guide du randonneur avec des messages rappelant les bons réflexes
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Relance du projet ferroviaire
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
315 emplois supplémentaires en trois mois
Versement du reliquat de l’aide à la production de canne à sucre pour la campagne 2025-2026
Messages
10 septembre 2010, 21:41, par Lilas
Merci pour cette information.