Edito

Laurent Vergès et le maloya : la fidélité aux idées du PCR

J.B. / 12 octobre 2018

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Ce vendredi sont organisés deux événements auxquels le PCR est associé. Le premier découle de son initiative, c’est un hommage rendu à Laurent Vergès à l’occasion du trentième anniversaire de sa disparition. Le second est un kabar à pour célébrer les 40 ans du premier disque de maloya.

Ces deux événements rappellent l’importance de la fidélité des idées. Tout au long de ses engagements, Laurent Vergès a en effet toujours été fidèle à son parti, le PCR. C’est ce qui explique qu’il ait participé à des combats difficiles, notamment à Saint-André. L’objectif était avant tout de renforcer le PCR, en tant qu’outil au service de la libération du peuple réunionnais, conformément à sa raison d’être fixée lors de sa création en 1959. Et c’est cette vision de libération qu’il exprimait à la tribune de l’Assemblée nationale, quand il déclara « nou lé pa plis, nou lé pa mwin, respèkt a nou ». C’est la vision d’un peuple égal aux autres, respecté en tant que tel.

Laurent Vergès appréciait le maloya. Le 40e anniversaire du premier disque de maloya rappelle que ces enregistrements ont été produits par le PCR, comme l’a rappelé Maurice Gironcel, secrétaire général du PCR, lors de la Fête du maloya le 30 septembre dernier à Sainte-Suzanne. Le maloya est né chez les esclaves victimes du système de la plantation. Cette pratique culturelle portait en elle la revendication. C’est une voix que le système dominant ne pouvait pas supporter. Elle fut alors valorisée par le PCR. Les premiers disques de maloya découlent du 4e Congrès du PCR, là où le maloya monta à la tribune de la plus importante réunion d’un parti politique. Cette fidélité dans les idées s’est concrétisée quand le PCR a conquis ses premières positions de pouvoir. En utilisant les institutions, il a permis au maloya de sortir de la clandestinité pour arriver à l’importante étape du 1er octobre 2009 : l’inscription du maloya au Patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO. Ce fut alors la reconnaissance internationale d’un apport de victimes d’un crime contre l’humanité.

Ceci rappelle toute l’importance de rester fidèle à ses idées.

J.B.